‹ Les petits Bollandistes (volume 5)Chapitre 172 sur 220 · Les Bollandistes disent : « A Arles · texte numérisé non relu

Les Bollandistes disent : « A Arles

4 M. l'abbé Guillaume, chanoine de Nancy, dans son Æistote de l'Eglise de Toul et de Nancy (5 vol. Âu-5°), renie absolument saint Hilduard pour prélat toulois.

par le pape saint Sirice et gouverna sagement pendant cinq ans ce vaste diocèse. On l’inhuma dans l’église de Saint-Agricole. Au 1x8 s., l'archevêque Hinemar (845-882) transféra ses reliques à Brauxsur-Meuse, et y fonda, sous son invocation, une église collégiale. 395. — A Die (Drôme), au diocèse actuel de Valence, saint ÉTIENNE DE CHATILLON, évêque de cet ancien siége el confesseur. 1208. — À Toul, diocèse actuel de Nancy, saint Gauzlin, évêque de cet ancien siége, et dont nous avons donné la vie au 34 août. 962. — A Maubeuge (Nord), au diocèse de Cambrai, sainte MADEL- BERTE Où AMALBERTE, vierge, abbesse de ce monastère. 705. — Au diocèse d'Albi, sainte Carème ou Carissime, vierge. Aspase et Hélène, personnages de haute noblesse, furent ses parents. Elle fit de bonne heure le vœu de virginité, et refusant la main d'un riche seigneur qui l'avait demandée en mariage, elle s’enfonça dans une épaisse forêt, à deux milles d'Albi. Gilmonde, sa nourrice, envoyée à sa recherche, la découvrit, mais, témoin d’un miracle que fit devant elle la pieuse recluse, elle n’osa point prévenir ses parents. Plus lard, sur l'invitation de saint Eugène de Carthage, elle se retira dans le monastère de Viants ou Vioux {Vzantium, Ordre de Saint-Augustin) que ce prélat venait de fonder à ane lieue de Gaillac. Elle y mourut et y fut ensevelie : plus tard ses reliques furent transférées dans la cathédrale d'Albi. ve s. — A Valenciennes (Nord), au diocèse de Cambrai, translation des reliques de saint Saulve et de saint Super, son compagnon, marlyrs à Beuvrage, et dont nous avons donné la vie au 26 juin. 768. — A Dendermonde ou Termonde, ville de Belgique (Flandre orientale), sainte Christienne ou Chrétienne, dont les actes sont perdus, mais dont le culle ne s’est pas encore éleint. Epoque incertaine. — Au diocèse de Soissons, saint AN- SERY Où ANSERIC, vingtième évêque de ce siége et confesseur. 552. — Au même diocèse, sainte GRIMONIE, vierge et martyre à la Capelle. 1ve s. — Au diocèse de Beauvais, saint EUSTACHE, abbé de Flay, aujourd’hui Saint-Germer, et confesseur. 4211. — Au diocèse de Sens, sainte Bénédicte, appelée aussi Béate ou Benoîte, vierge, citée au martyrologe romain du 29 juin. Vers 294.— À Chälons-sur-Marne, saint Alpin, évêque de ce siége et confesseur 1, Vers 455. — A Metz, le bienheureux DiERRy ou THiERRY Ier, évêque de ce siège et confesseur. 984. — Au Grand-Lucé (Sarthe, arrondissement de Saint-Calais), au diocèse du Mans, saint Facile ou Faziou, martyr, appelé aussi quelquefois Faciole, Epoque incertaine.

MARTYROLOGES DES ORDRES RELIGIEUX

Martyrologe de l'Ordre des Chanoïnes Réguliers. — Saint Euvert ou Euverte, confesseur, chanoine régulier dans le monastère de Latran et sous-diacre de l’Eglise romaine. Une colombe qui, à deux reprises différentes, s'était placée sur sa tête, l'ayant désigné, il fut fait évêque d’Orléans ; célèbre par ses vertus, par son zèle pour la religion catholique, il converlit à la foi de Jésus-Christ, dans l’espace de trois ans, près de sept mille païens, et s’envola au ciel. 340. 3

Martyrologe de l'Ordre des Camaldules. — A Gubbio, en Italie, saint JEAN De Lori {Joannes a Laude), évèque de cette ville et confesseur, auparavant prieur du monastère de Font- Avellane. Brisé par les jeünes, les veilles et l’austérité de sa vie, il émigra vers le ciel, célèbre par ses miracles. 4406.

Martyrologe de l'Ordre des Frères Précheurs. — À Viterhe, la bienheureuse Rose, vierge 2. 1252. — À Châlon-sur-Saône, saint Marcel, martyr 3. 178.

Martyrologe des trois Ordres de Saint-François. — Saint Laurent Justinien, évêque et confesseur, dont la mémoire se célèbre le 5 de ce mois *. 1455.

Martyrologe de l'Ordre des Frères Mineurs. — De mème que chez les Franciscains.

Martyrologe de l'Ordre de la bienheureuse Vierge Marie du Mont-Carmel.— L'Octave de la dédicace des églises de l'Ordre des Carmes.

Martyrologe de l'Ordre des Ermites de Saint-Augustin. — À Cordoue, en Espagne, saint Raymond Nonnat, cardinal et confesseur, de l'Ordre de la bienheureuse vierge Marie de la-Merci pour la rédemption des captifs, célèbre par la saintelé de sa vie et par ses miracles. Sa naissance au ciel se célèbre le 31 août cet se fait soleunellement dans notre Ordre en ce jour 5. 1240.

1. Saint Alpin naquit de parents nobles et chrétiens à Baye, dans l'arrondissement d'Epernay. Il fut élevé à l’école de saint Loup de Troyes et fit sous un aussi habile maître de rapides progrès dans la piété et dans les lettres. On eut bientôt partout la plus haute idée de sa sainteté, et quand Provinctus, évêque de Châlons, mourut, le clergé et le peuple le choisirent pour lui succéder. A cette nouvelle il prit la fuite et ne céda qu'à l'autorité de saint Loup, son maitre. Il eut à gouverner son Eglise dans des temps trèsdifficiles et fit preuve d’une habileté rare. Attila avait envahi la France et menaçait les plaines de Châlons. Affligé à l'idée des maux qui attendaient son peuple, il s'adressa au ciel avec ferveur ct obtint que son troupeau fût épargné. Il mourut au milieu du ve siècle et fut enterré au lieu de sa naissance. En 869, on transporta son corps à Saint-André, hors des murs. Cette église, plus tard enfermée dans l'enceinte de Châlons, ‘prit le nom du Saint dont elle possédait les cendres. Les ossements de saint Alpin, relevés en 1326, découverts et authentiqués de nouveau en 1756, ont été, pendant la Révolution, profanés et dévorés par des pourceaux qu'on avait enfermés dans cette église au nombre de sept cents. — Moles locales.

2. Nous avons donné sa vie au 4 septembre. — 3, Voir 82 vie au 4 septembre, — 4, Voir au 6 Sefi= tembre. — 5. Mous avons donné sa vie au 31 août.

Martyrologe de l'Ordre des. Servites de la bienheureuse Vierge Marie. — De même que chez les Frères Prêcheurs.

Martyrologe de l’Ordre des Carmes déchaussés. — De même que chez les Carmes.

ADDITIONS FAITES D'APRÈS LES BOLLANDISTES ET AUTRES HAGIOGRAPHES

À Saluces, ville d'Italie, dans les anciens Etats Sardes (Intendance de Coni), saint Jafroi (Theo-

fredus), martyr, un des soldats de l’illustre légion thébéenne. 1ve s. — Encore à Saluces, et à Aoste (Augusta Salassiorum), ville du Piémont, saint Grat ou Grate, évèque et patron de cette dernière ville. Vers 810. — A Hexham, ville d'Angleterre, dans le comté de Northumberland, les

saints Alemond et Thilberth, évêques de cet ancien siége (transféré à Durham) et confesseurs. Au x1e siècle, leurs reliques furent portées à Durham, et elles y ont été honorées jusqu’à la prétendue réforme. La ville de Hexbam fut, par l'intercession de ses deux saints évêques, préservée de la destruction dont la menaçait Macolm fer (943 958), roi d'Ecosse. 780 et 789. — À Capoue, ville de l’ancien royaume de Naples (Terre de Labour), saint Sinote, martyr, que l'on croit avoir succédé à saint Prisque, premier évèque de ce siége. Sur la Sn du 1er siècle. — A Raphoe, bourg et paroisse d'Irlande, dans le comté de Donegal, saint Eunan, évêque de cet ancien siége et confesseur. Il y a dans ce bourg une église dédiée sous son invocation. vrrie ou 1xe s. — A Citta di Castello (Tifernum Tiberinum), ville de l’ancien Etat ecclesiastique, saint Ventura, prêtre et martyr. On raconte que son corps fut d'abord enseveli sans honneur sous un monceau de pierres où il demeura quelque temps; mais qu'une colombe ayant un jour frappé de son bec les cloches de l’église Saint-Barthélemy de Citta di Castello, le peuple accourut pour se rendre compte de ce bruit inaccoutumé ; la colombe quitta alors le clocher et alla se percher sur le monceau de pierres, puis revint à l’église et frappa de nouveau sur les cloches de Saint-Barthélemy. La chose s'étant répétée plusieurs fois, les habitants de la ville allèrent fouiller Jes décombres dont nous avons parlé : ils découvrirent alors le corps du Martyr et l'ensevelirent honorablement dans la‘basilique de Saint-Barlhélemy, qu’on appelle aujourd'hui Saint-Ventura. On y voit encore de nos jours son tombeau, au côté gauche du maître autel. Vers 1250. — A Noli (Naulium), à trois lieues de Savone, dans l'Etat de Gênes, les saints Paragoire, Parthée, Parthénopée ou Parthempée, et Séverin, martyrs en Corse. On voit, hors des murs de Noli, une église dédiée sous leur invocation; un tableau représente saint Paragoiïre monté sur un cheval : autour de lui sont rangés ses compagnons ; d'où l’on a induit que saint Paragoire était un seigneur du pays, et que les saints Parthée, Parthempée et Séverin étaient ses esclaves. Epoque incertaine. — Au Japon, le martyre des bienheureux Thomas Tzugi, Louis Maqui et Jean, son fils, tous trois Japonais et dont le premier était prêtre de la Compagnie de Jésus. 4627.

SAINTE REINE, VIERGE ET MARTYRE A ALISE, AU DIOCÈSE DE DIJON 253. — Pape: Saint Luce [er. — Empereur romain: Volusien.

Embellie de toutes les grâces de la nature, faible image de la beauté de son âme, elle ressemblait à une fieur qui s'élève suave et gracieuse du sein des épines. Eloge de la Sainte.

Sainte Reine, issue d’une famille puissante, mais païenne, naquit vers l’an 236 à Alise ! /Alesia, Alixia), ville forte de l’ancienne Gaule capitale des Manubiens, célèbre par son antiquité, sa grandeur et sa longue résistance à Jules César, qui ensevelhit dans ses ruines la liberté gauloise. Son père, nommé Clément, était l’un des premiers seigneurs du pays, mais aussi des plus attachés à l’idolâtrie. L'histoire ne nous apprend point le nom de

1. Le nom d'Alise signifie source du salut. Le peuple des Manubiens faisait partie de la république éduenne. Alise est aujourd'hui un bourg de ta Côte-d'Or, à douze kilomèlres nord-est de Semur.

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