‹ Les petits Bollandistes (volume 5)Chapitre 189 sur 220 · ÉVÊQUE DE METZ ET CONFESSEUR · texte numérisé non relu

ÉVÊQUE DE METZ ET CONFESSEUR

Thierry naquit en Saxe ; il était fils du comte Evrard et d’Amalrade, sœur de sainte Mathilde, épouse de Henri l'Oiseleur, roi de Germanie. Par sa mère, il se trouvait cousin germain de l’empereur Othon le Grand et de saint Brunon, archevèque de Cologne. Thierry apporta en naissant toutes les excellentes dispositions qu'on pouvait souhaiter dans un enfant de sa qualité. Après avoir recu de sa mère les premières lecons de la sagesse et de la piété, il fut envoyé à Saint-Gall, où il étudia dix ans sous le célèbre Kérold, moine de cette abbaye. De Saint-Gall, Thierry alla continuer ses études à la cathédrale d'Halberstadt, dont il devint chanoine. Brunon, archevèque de Cologne, son parent, l'appela auprès de lui pour le perfectionner dans les sciences et la veïtu. Les progrès qu'il y fit engagèrent le saint prélat à le faire nommer à l'évêché de Metz, en 961. Le pieux évèque fit beaucoup de bien pendant son long épiscopat. Une des premières choses qu’il crut devoir faire, fut de former une association entre sa cathédrale et celle d'Halberstadt, en reconnaissance de ce qu'il avait recu dans cette dernière une partie de son éducation et y avait possédé une prébende. Ayant accompagné, en 965, Brunon, son cousin, à la cour de Lothaire, roi de France, il reçut le dernier soupir du saint prélat, qui mourui à Reims, et ramena son corps à Cologne. Après la mort de Brunon, l’empereur Othon Ier, qui appréciait les talents et la vertu de Thierry, le choisit pour un de ses principaux conseillers, et voulut l'avoir toujours auprès de lui, même pendant ses voyages. L’évèque de Metz accompagna plusieurs fois le monarque en Italie.

Ce fut en ces voyages que le bienheureux Thierry recueillit ce grand nombre de reliques dont il enrichit son église, et en particulier l’abbaye de Saint-Vincent, qu’il avait fondée en 968, dans une Île de la Moselle, ‘out près de sa ville épiscopale. En 970, il reçut de Corfou le corps de sainte Lucie, qu'il plaça dans un oratoire particulier de l’église abbatiale de Saint-Vincént. Il y transféra aussi les reliques de saint Livier, martyr messin. Ce fut encore lui qui transféra à Epinal, dans les Vosges, le corps de saint Goëric, l’un de ses prédécesseurs, et qui donna par là occasion à la forination de cette ville. Mais l’objet qui l'occupa toujours le plus, fut son abbaye de Saint-Vincent. I] la dota richement et la peupla de religieux tirés de Gorze et de Saint-Arnould. Le goût des études régnait dans ees deux maisons, et son école devint une des plus fameuses du pays, sous l'habile direction d’Adalbert et de Sigebert de Gemblours. Thierry fit du bien aux autres mouaslères de son

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