Nous donnerons sa vie au 22 septembre
3. Corbinien naquit à Châtres, aujourd'hui Arpagon (Seine-et-Oise), au diocèse de Versailles, et mena pendant quatorze ans, à une demi-lieue de sa ville natale, la vie d’un reclus, dans une cellule qu'il avait fait construire près d’une chapelle appelée Saint-Germain de Paris (aujourd'hui paroisse de Saint-Ger— main les Châtres), La réputation de sa sainteté lui attira une foule de disciples, et Corbinien fonda ainsi une communauté religieuse. Ayant fait un pèlerinage à Rome, il fut consacré évêque par le Pape auquel il avait demandé sa bénédiction : il fixa son siége épiscopal à Freisingen, remplit avec succès sa mission apostolique, et s'endormit dans le Seigneur le 8 septembre 730. Son corps fut déposé dans la cathédrale dc Freisingen : ses reliques passèrent depuis à Mais (Tyrol) et à Trente, et revinrent en dernier lieu à Freïsingen où elles sont encore. — Cf. Continuateurs de Gedescard.
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saint Adrien de Nicomédie, cité au martyrologe romain de ce jour. — A Dijon, NOTRE-DAME DE Bon-Esporr. — À Longpont (Seine-et-Oise), au diocèse de Versailles, Notre-Dame de Bonne- Garde ou de Longpont. Son origine est tellement ancienne qu’on ne saurait lui assigner une époque bien certaine. Une tradition respectable en attribue la fondation au glorieux martyr saint Yon, prêtre, disciple de saint Denys. Le 7 juin 1851, Mgr l’évèque de Versailles érigea canoniquement, dans ce sanctuaire, une association sous le titre de Confrérie de Notre-Dame de Bonne-Garde : Pie IX lenrichit de nombreuses indulgences. Le 9 octobre 1850, l’église, réparée par les soins de l'Etat, a été consacrée par les soins de Mgr de Versailles. — A Tourzel (canton de Neschers), au diocèse de Clermont, Notre-Dame de Ronzières : ce sanctuaire, d'architecture romane du xre siècle, possède une statue miraculeuse d’une grandeur plus qu'ordinaire, représentant une vierge à la chaise qui tient l’enfant Jésus dans ses bras. — Tout près de Bellac, au diocèse de Limoges, Notre-Dame de Lorette ou de Vadat, sanctuaire qui date de 4621 et où affluent de nombreux pèlerins, — À l’est de Bellac, et à un quart de lieue de Chäteauponsat, au diocèse de Limoges, Notre-Dame de Chäleauponsat, sanctuaire placé sur le sommet du coteau sur le flanc duquel la ville est assise, et dont l'origine remonte à l'an 1212. On y vient en pèlerinage pour demander d’être guéri ou préservé de la fièvre. — Dans le canton de Massiac (arrondissement de Saint-Flour), au diocèse de Saint-Flour, Notre-Dame de Vauclaire, ainsi appelée de la multitude des aveugles qui y ont vu la clarté du jour. Le sanctuaire, qualifié d’ancien par les historiens du xvrxe siècle, est cher à la piété des populations qui s’y pressent en foule. —— Au canton de Mercœur, diocèse de Tulle, Notre-Dame de Belpeuch (Bellum podium), dont le sanctuaire, situé sur le point culminant d’une montagne, remonte au moins au xie siècle. = À Servières, au diocèse de Tulle, Notre-Dame du Roc, dont le sanctuaire, bâti sur le flanc d’un rocher, date de 1691. — A Corrèze, au diocèse de Tulle, Notre-Dame du Pont du Salut, signalée par les Pères du Concile de Bourges (4852) comme un des sanctuaires de la sainte Vierge les plus remarquables du diocèse : il remonte au xve siècle. — À Lestards, au diocèse de Tulle, Notre-Dame de la Bissière, dont le sanctuaire appartient à la première moitié du xve siècle, — Dans l’arrondissement d’Ussel, au diocèse de Tulle, Notre-Dame d'Eygurande, dont le sanctuaire date de 4720, A cinquante pas de la chapelle est une fontaine où les uns vont boire pour être guéris de la fièvre, où les autres vont laver leurs membres souffrants, et où quelquefois même l’on plonge les petits enfants malades; très-souvent la sainte Vierge à donné à cette eau, bue avec confiance, la vertu de guérir. — A Ennetières, arrondissement de Lille, diocèse de Cambrai, Notre-Dame de Paix, ainsi appelée parce qu’on avait recours à elle pour obtenir la paix entre les peuples et la paix domestique. Ce sanctuaire remonte au-delà du xve siècle. — A Dunkerque, au diocèse de Cambrai, Notre-Dame des Dunes, dont le sanctuaire doit son origine à une statuette de la sainte Vierge, trouvée en terre au commencement du xve siècle, près des dunes, lorsqu'on relevait les fortifications de la ville, que les Anglais venaient de raser. — Au diocèse d'Orléans, Notre-Dame de Cléry, que Philippe VI de Valois édifa à ses frais et dont il posa la première pierre en 1320. Ce sanctuaire a vu s’agenouiller sur ses dalles Louis XI, Charles VIII, Anne de Bretagne, Louis XIT, Henri HI, et Louis XIV. C’est un édifice remarquable et plein d'intérêt ; long de quatre-vingts mètres, il a trois nefs avec une grosse tour, deux campaniles, des contre-forts vigoureux qui l’étreignent sans l’écraser, et un portail élégant. Sa nef principale, éclairée par vingt-trois croisées, se déploie avec majesté dans une longueur de soixante et onze mètres sur une largeur de dix mètres ; chacune des basses nefs a près de six mètres, et la voûte vingt-cinq mètres. En 1854, Mgr Dupanloup, évêque d'Orléans, eut l’heureuse idée de fonder une communauté d’Oblats pour remplacer l’ancienne collégiale, et y vint lui-même en pèlerinage le 8 septembre. — Au diocèse de Versailles, Notre-Dame de Pontoise, sanctuaire qui remonte audelà du xrrie siècle. Saint Louis y vint mêler ses ferventes prières à celles de ses sujets. — A Clichy-en-l'Aunois, dans la forêt de Bondy, diocèse de Versailles, Notre-Dame des Anges, dont le sanctuaire date de 1212. La nouvelle chapelle a été inaugurée le 8 septembre. 1808. — À Faveroles, diocèse de Blois, Notre-Dame d’Aigues-Vives, dont il ne reste plus que des ruines, mais que les pèlerins fréquentent encore. — À Blois, dans le faubourg de Vienne, Notre-Dame des Aides où, dans les calamités publiques et privées, les fidèles vont réclamer la protection de Marie. Pie IX vient de donner un nouveau lustre à cette chapelle, en autorisant le couronnement de la statue qu'on y vénère. — À Salbris, diocèse de Blois, Notre-Dame de Pitié, où l’on vient en pèlerinage pour recommander à Marie les enfants près de naitre, ou les nouveau-nés sujets aux convulsions. — À Albert, au diocèse d'Amiens, Notre-Dame de Brébières, ainsi appelée probablement de l’endroit où un berger trouva la statue qu’on vénère, et où paissaient beaucoup de brebis. Le sanctuaire parait dater du xive siècle. Le 27 avril 4862, la ville d'Albert érigea sur le portail sud de cette église une statue monumentale de Notre-Dame, Trois évêques et vingt-cinq mille personnes au moins prirent part à cette cérémonie. — A Saint-Michel-des-Andaines, au diocèse de Séez, Notre-Dame des Prises, chapelle d’une haute antiquité, bâtie, dit la légende, dans un lieu désigné par la sainte Vierge elle-même : elle a été restaurée au commencement du xvyrie siècle. — À Longny, au diocèse de Séez, Notre-Dame de Longny, dont le sanctuaire date du xv1e siècle. — À Saint-Cyr-la-Rosière, au diocèse de Séez, Notre-Dame de Clémencé, chapelle qui remonte au xve siècle, — A Marquaix, près de Roisel, au diocèse d’Amiens, Notre-Dame de Moyen-Pont, ainsi appelée du pont qui conduit à la petite île où elle est située, entre les deux bras de la rivière de
Coulonge. Ce sanctuaire date de l’époque des croisades. — Au canton de Songeons, diocèse de Beauvais, Notre-Dame de Ville-en-5ray, sanctuaire placé au haut d’une colline et que la tradition locale fait remonter au 1xe siècle. Sa célébrité lui valut, en 4627, l'honneur de devenir le siége d’une confrérie du Rosaire. Chaque année y attire environ quiuze mille pèlerins. — A Saint-Marcouf, au canton de Montebourg, diocèse de Coutances, Notre-Dame des Gougins, chapelle érigée au 1v° siècle par des marins qui, près d’être submergés dans une tempête, avait fait vœu s'ils échappaient au danger, d'élever un sancluaire a la sainte Vierge, là où les jelterait la vague fureuse. — À Brain, à deux lieues d'Angers, Notre-Dame de la Réale ou la Royale, fondée par Richard Cœur-de-Lion, roi d'Angleterre, le 4 août 4189 : c’est un des pèlerinages les plus fréquentés de l’Anjou. — A Angers, Notre-Dame l'Angevine. Les fidèles appellent ainsi la fète de la Nativité de la sainte Vierge, parce que ce fut à Angers, vers lan 430, que cette fète fut célébrée pour la première fois dans l’Eglise, en vertu d’une révélation que reçut à ce sujet Maurille, évêque d'Angers. — À Villaine, à deux lieues de la Flèche, au diocèse du Mans, Notre-Dame de l’Aubinière. La tradition rapporte que la slatue vénérée de ce sanctuaire fut trouvée à une époque trèsancienne dans un buisson d'aubépine fleurie : elle est de couleur noire, d’un bois dur, haute de la main, renfermée dans une châsse vitrée sur le devant et placée sur le tabernacle de l'autel. — A Saint-Remy du Plain, au diocèse du Mans, Notre-Dame de Toutes-Aides, chapelle placée sur la crête d'un monticule, et qui date des premiers temps du christianisme. Elle a été restaurée en 1837, et, depuis lors, elle compte annuellement plus de trois mille pèlerins. — Dans la paroisse des Gardes, diocèse d'Angers, Notre-Dame des Gardes, chapelle bâtie au xve siècle par Antoine de l'Eperonnière, sieur du Pineau, par suite d’un vœu qu’il fit à la sainte Vierge par l'intercession de laquelle il avait été délivré des mains des corsaires. — À Evron, au diocèse de Laval, Notre-Dame de l'Epine ou d'Evron, sanctuaire fort ancien qui possède une belle slatue de Marie, donnée par Robert Ier, vicomte de Blois; et, de plus, une relique insigne, quelques gouttes du Jait de la sainte Vierge. — À Lescouet, diocèse de Saint-Brieuc, Notre-Dame du Mont-Carmel, création toute récente qui ne date que de 1821; la chapelle a été bénie le 8 septembre 4829. — Aux Quillio, diocèse de Saint-Brieuc, Notre-Dame de Lorette, petite chapelle de style gothique, bâtie il y a quelques années, sur le point culminant d’une hauteur, et qui poossède un morceau du voile de la sainte Vierge. — À Saint-Guéno, diocèse de Saint-Brieuc, Notre-Dame du Tertre ou des Sept-Douleurs, dont le sancluaire a été restauré en 1824 : on y vient prier dans les lemps de calamités, demander la santé des infirmes ou des malades en danger. — A deux kilomètres du bourg de Dolo, diocèse de Saint-Brieuc, Notre-Dame du Chène, dont l’oratoire n’est autre que la statue de Marie dans le tronc d'un vieux chène, rongé en partie par le temps. Les mères viennent y prier pour leurs enfants qui tardent à parler ou à marcher. — Dans la paroisse de Saint-Aubin, à Rennes, Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, dont le sanctuaire date du x1ve siècle. En 1634, les habitants de Rennes, délivrés miraculeusement de la pesle, enrichirent cet oratoire d’un édicule en argent, du poids de cent dix-neuf mares, et représentant la ville avec ses murs, ses tours, ses églises ou édifices les plus remarquables ; et, au-dessus, l’image de Notre-Dame. La Révolution s’empara de ce trésor; mais, en 4861, une édicule nouveau, reproduction de celui de 1634, vint enrichir le sanctuaire vénéré. — À Vion, dans le diocèse du Mans, Notre-Dame du Chêne, sanctuaire qui date du xve siècle. Le nombre toujours croissant des pèlerins a décidé l'autorité ecclésiastique à faire construire, en 1860, près de la chapelle, une belle et vaste maison pour les missionnaires chargées de Ja desservir. — A Lestelle, au diocèse de Bayonne, Notre-Dame de Bétharam ou du Beau-Rameau, ainsi appelée d'une branche au feuilles d’or qu'une jeune fille, tombée dans les eaux du Gave, et sauvée par l'intercession de la sainte Vierge, déposa par reconnaissance sur l'autel de Marie. Cette chapelle a toujours été le lieu de dévotion le plus fréquenté de tout le Béarn. Pie IX, par un indult du 98 mars 1852, a enrichi ce sanctuaire de nombreuses indulgences. — A Nouillan de Montoussé, dans la vallée de la Neste, diocèse de Tarbes, Notre-Dame de Nestès, sanctuaire fort ancien. En 1848, on rebälit la chapelle détruite par la Révolution; au mois de septembre 1856, l’évèque de Tarbes la bénit, et le culle de Marie y reprit son ancien éclat. — A cinq kilomètres d’Alby, Notre-Dame de la Drèche (de dexterd), ainsi appelée parce qu’elle est située sur la rive droite du Tarn. L'ancien sanctuaire tombant en ruines, Mgr d’Alby bénit, le 20 mai 1861, la première pierre du nouvel édifice que l’on élevait sur l'emplacement de l’oratoire primitif. — Au diocèse de Mende, Notre-Dame de Fournels, dont le sanctuaire, selon la tradition, date du x1° siècle. Cette dévotion si ancienne se maintient toujours. — À Odeillo, au diocèse de Perpignan, Natre-Dame de Font- Romeu (Fontaine du pèlerin), dont le sanctuaire date du xr° siècle. Derrière le maitre-autel de l'oratoire est une fontaine qui coule sous le pavé de l'église et va verser ses eaux à l’exlérieur, dans une piscine où se lavent les malades pour obtenir la guérison de leurs infirmités. — A Combret, au diocèse de Rodez, Notre-Dame de Consolation, confrérie fondée en 1483, tombée pendant la Révolution, et rélablie par l’évêque de Rodez, en 1846, à la demande des habitants. — Près de Saint-Sernin, au diocèse de Rodez, Notre-Dame d'Orient (Awriens abréviation d'aures habens), ainsi appelée pour marquer que Marie qu’on y invoquait, écoutait toutes les demandes qu’on déposait à ses pieds. Son origine remonte au-delà du x1r1e siècle. — Sur l’ancien emplacement de la paroisse du Peyrat, au diocèse de Rodez, Notre-Dame du Lez, bâtie par les chevaliers de Saint- Jean de Jérusalem, La chapelle vient d’être restaurée, par le zèle d'un bon prêtre, à l'aide d’une
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quête dans les paroisses voisines, et depuis lors cette dévotion a repris son ancien lustre. — Au
canton de Caylus, diocèse de Montauban, Notre-Dame de Livron (c'est-à-dire de Délivrance, antique chapelle, située au fond d'une petite vallée, et dont l’origine paraît remonter jusqu’au temps des croisades ; près de là jaillit une source d'eau d’une limpidité remarquable et d’une abondance merveilleuse qui opère beaucoup de guérisons. — A Saint-Nazaire, arrondissement de Moissac, diocèse de Montauban, Notre-Dame de Belle-Cassagne, dont l'origine remonte au xrr1e siècle, et dont La statue primitive a été remplacée par une nouvelle, le 8 septembre 1858. — Dans l’arrondissement de Castel-Sarrasin, diocèse de Montauban, Notre-Dame d’Alem, fondée par le sonnétable Louis de Sancerre, ami et compagnon de Bertrand du Guesclin. Démolie en 93, la chapelle a été relevée en 1808, par la piété d’un babitant de Castel-Sarrasin, — Aux environs de Narbonne, diocèse de Carcassonne, Notre-Dame de Fonfroide, fondée au commencement du xre siècle par Ermengarde, vicomtesse de Narbonne. Des religieux Bernardins sont établis dans le monastère contigu, et exercent l'hospitalité envers les pèlerins. — A Fleury, canton de Durban, diocèse de Carcassonne, Notre-Dame de Liesse, oratoire fort ancien, reconstruit dans le style ogival vers la fin du xvre siècle. — A Cuxac, diocèse de Carcassonne, Notre-Dame de Magrie {de matre Dei), qui remonte à une haute antiquité. On y prie pour la guérison des malades, surtout des enfants. — À Fabrezan (canton de Lézignan), diocèse de Carcassonne, Notre-Dame de Consolation, chapelle champêtre, placée sur un mamelon, d’où la vue se perd dans un horizon sans bornes. Vendue et livrée, depuis 93, à des usages profanes, elle a été rachetée en 1840 et parfaitement restaurée par la piété du pasteur et des fidèles de Fabrezan. — À Tuchan, diocèse de Carcassonne, Notre- Dame de Faste ou Bonne-Nouvelle {de fausté) fondée par des marins que la sainte Vierge avait délivrés d’une affreuse tempête. — Au milieu du cimetière de la paroisse de Villardonnet, canton de Mas-Cabardès, diocèse de Carcassonne, Notre-Dame de Canabès, chapelle bâtie par Charlemagne en mémoire d'une célèbre victoire qu'il remporta par l’intercession de Marie. On vient y prier pour les personnes frappées de cécité, ou pereluses de leurs membres, ou atteintes d’aliénation. — À Gourdan, canton de Saint-Bertrand, archidiocèse de Toulouse, Notre-Dame de Polignan, sanctuaire qui date de la Renaissance : à côté de la ehapelle se voit le petit séminaire diocésain, ancien monastère de Franciscains. — A Montgiscard, archidiocèse de Toulouse, Notre-Dame de Roqueville, sanctuaire d’une haute antiquité, enrichi de nombreuses indulgences par les souverains pontifes Innocent X, Clément XI, Clément XI, Pie VI, et restauré en 1851 par les soins du curé de Montgiscard. — Au canton de Caraman, archidiocèse de Toulouse, Notre-Dame de Saussens, visitée, de temps immémorial, par de nombreux pèlerins, el où les mères ont l'habitude de venir consacrer leurs enfants nouveau-nés. — À Bruguières, canton de Fronton, archidiocèse de Toulouse, Notre- Dame de Grâce, hâtie au sommet d’une belle colline, dans une solitude qui porte au recueillement et à la piété. Ce sanctuaire remonte au moins au commencement du xve siècle ; Grégoire XVI l’a enrichi d’indulgences. — Au canton de Montégut, archidiocèse de Toulouse, Notre-Dame d’Alet, chapelle qui date de la fin du x1e siècle. — Au diocèse de Troyes, NOTRE-DAME DU VALSUZENAY.— Près de Périgueux, NOTRE-DAME DES VERTUS. — Au canton de Brando, diocèse d'Ajaccio, en Corse, Notre-Dame de la Vasina, un des plus célèbres pèlerinages de celle île. — Près de Sierck, au diocèse de Metz, Notre-Dame de Rustroff, chapelle qui date du xve siècle. C’est un pèlerinage très-fréquenté : en 1842, on y à vu jusqu'à vingt-trois processions en un seul jour. — À Lyon, Notre-Dame de Fourvières (Forum velus), sanctuaire bâti sur l'emplacement d’un édifice autrefois splendide construit par l’empereur Trajan sur une colline voisine de la ville. Il date de 840 : Chaque siècle s’est plu à l’agrandir. En 1853, le clocher a été surmonté d’une statue colossale de la Vierge en bronze doré, étendant sur la ville ses mains pleines de bénédictions. L’infortuné Pie VIF, de passage à Lyon, lors de sa captivité, a béni ce sanctuaire, — A deux kilomètres de Poligny, diocèse de Saint-Claude, Notre-Dame de Vaux {de Vallibus), ancien prieuré de l'Ordre de Saint-Benoît. On lui consacre les premiers fruits de la terre. — Dans le Beaujolais, diocèse de Lyon, Notre-Dame de Brouilly, élevée sur la montagne de ce nom par la population de ce pays, en vue de conjurer l’oïdium qui ravageait les riches vignobles de la contrée. La chapelle a été bénite le 8 seplembre 1857. — Au canton d'Orgelet, diocèse de Saint-Claude, Notre-Dame d'Onoz, sanctuaire d’une haute antiquité qui altire tous les ans de nombreux pèlerins du Jura, de la Bresse, du Bugey, du Lyonnais et de la Bourgogne, — Au canton de Clelles, diocèse de Grenoble, Notre- Dame d'Esparon, gardée par un ermite qui accueille les voyageurs fatigués ou les guide à travers les forêts, les rochers, les défilés obscurs et les gorges profondes de ces lieux. — Près de Cuisery, au diocèse d’Autun, Notre-Dame de la Chaux, sancluaire dont l’origine se perd dans la nuit des temps. — Dans l'arrondissement de Lure, diocèse de Besancon, Notre-Dame de Haut, que la tradition fait remonter à l’origine même du christianisme. Elle tire son nom de la montagne sur laquelle elle s'élève. — À Montpellier, Notre-Dame des Tables, dont le sanctuaire fut consacré vers 847 par Ricuin Ier, évèque de Maguclone. Il a été visité par les plus hauts personnages : neuf papes, Urbain Il, Gélase Il, Calixte IF, Innocent If, Adrien IV, Alexandre IT, Clément IV, Clément V et Urbain V se sont agenouillés sur ses dalles. — Au canton de Claret, diocèse de Montpellier, Notre-Dame de Lanteyrargues. Grégoire XVI a attaché une indulgence plénière à la visite de cette sainte chapelle. — A Saint-Guiraud, diocèse de Montpellier, Notre-Dame la Noire, sanctuaire antérieur au xe siècle, et dont l'autel a été déclaré privilégié à perpétuité par un
bref de Pie IX en date du 4 mai 4855. — Au diocèse de Verdun, NOTRE-DAME DE BENOÎTE- Vaux. — A Fontanès, canton de Sommières, diocèse de Nimes, Notre-Dame de Prime-Combe, dont le sanctuaire primitif, qui remontait au 1x siècle, a été restauré en 1853 et 1865, par le grand séminaire de Nimes. — Au canton de Moustiers-Sainte-Marie, diocèse de Digne, Nolre-Dame de Beauvoir (de bello visu), dont l'origine parait remonter jusqu'à l'an 438. Cette chapelle est comme suspendue entre deux montagnes; le chemin par où l'on y monte forme comme un large couloir contenant les quatorze stations du chemin de la Croix et autant d’oratoires. — À six kilomètres de Bonifacio, diocèse d’Ajaccio, Notre-Dame de la Trinité ou des Aubergines, ainsi appelée parce qu’à la fête du 8 septembre on y mange des gâteaux préparés avec des aubergines. Le sanctuaire est adossé à un couvent de Capucins qui veillent à sa garde. — Au diocèse de Chambéry, Notre-Dame de Myans, dont le sanctuaire existait dès le x1e siècle. La chapelle à été confiée, depuis peu d'années, aux Pères de la Compagnie de Jésus. — Au diocèse de Viviers, Noôtre- Dame de Châlons, chapelle bâtie dans une clairière de la forêt de Laws, sur la rive du Rhône, à l'ouest de Bourg-Saint-Andéol, Elle date du xrie siècle. — A Chapias, diocèse de Viviers, Notre-Dame de la Délivrance, fondée par deux prêtres que la sainte Vierge avait sauvés, pendant la Terreur, du glaive des soldats envoyés à leur recherche. — Au diocèse de Perpignan, Notre- Dame de Força-Réal ou des Sept-Douleurs, ermitage construit sur les ruines d’un château fort bâti en 1258 par les rois d'Aragon. Dévasté en 93, le sanctuaire a été restauré en 4819 et bénit le 43 octobre 1822. — Au canton de Gramat, diocèse de Cahors, Notre-Dame de Roc-Amadour, dont le sanctuaire primitif fut, dit-on, bâli des propres mains du Zachée de l'Evangile. C'est le plus curieux et peut-être le plus pittoresque du monde entier : il est situé au haut d’une énorme montagne. Les protestants du xvie siècle et les Vandales du xvirie l'ont réduit au plus déplorable état; mais l'antique pèlerinage est toujours vivace, et on y compte jusqu’à quarante mille pèlerins pendant l'octave de la Nalivité. — A Allauch, près Marseille, NOTRE-DAME DU CHATEAU. — Près d’Apt, au diocèse d'Avignon, NOTRE-DAME DES LUMIÈRES. — Au diocèse de Digne, NOTRE- DANE DE LURE. — Près de Limoux, diocèse de Carcassonne, NOTRE-DAME DE MARCEILLE. — À Cadouin (Dordogne, arrondissement de Bergerac), fête du SAINT-SUAIRE.
MARTYROLOGES DES ORDRES RELIGIEUX
Martyrologe de l'Ordre des Déchaussés de la Sainte-Trinité. — La Nativité de la bienheureuse Marie, Mère de Dieu, toujours Vierge. Ce jour, notre Père saint Félix obtint de la Mère de Dieu l’éclatante faveur d'aller chanter les louanges de Dieu avec elle et tous les habitants du ciel.
ADDITIONS FAITES D'APRÈS LES BOLLANDISTES ET AUTRES HAGIOGRAPIIES
A Volterra (Volalerræ), ville forte de la Toscane, dans la province de Pise, saint Ugon, évêque ce ce siége et confesseur, D'une famille princière de Volterra, il fit ses études à l’Université de Padoue. Ses vertus et sa science lui ouvrirent bientôt la porte des honneurs, et il devint successivement chanoine de Padoue, chanoine de Volterra, puis évêque de cette dernière ville. Il occupa ce siége pendant vingt-deux ans, et sut conserver toujours le trésor de la foi orthodoxe au milieu des troubles et des schismes qui désolèrent son diocèse à cette époque, principalement par suite de la lutte entre les Guelfes et les Gibelins. 11] mourut dans un âge fort avancé et fut enseveli dans son église cathédrale. On dit qu'il s’échappa de son tombeau, durant de longues années, une liqueur balsamique qui remplissait l’église d’une merveilleuse odeur. En 1540 et en 1631, il se fit des reconnaissances et des translations de ses précieuses reliques. 1184. — A Venise, en Italie (Vénétie), la bienheureuse Comtesse de Tagliapetra. Dès son jeune äge, elle fut prévenue des dons de la gräce, et marcha à grands pas dans la voie de la perfection. Elle avait atteint le faite de la sainteté dès l’âge de treize ans lorsque Dieu, la voyant müre pour le ciel, l’appela à lui pour orner sa tête de la couronne de la virginité. Son corps fut déposé dans la basilique de Saint-Vite de Venise, où elle a une chapelle dédiée sous son invocation. 1308. — A Pésaro, ville forte d'Italie, la bienbeureuse Séraphine, veuve, abbesse de l'Ordre de Sainte-Claire. Elle était de l'illustre famille des Colonna, et avait épousé François-Alexandre Sforza, duc de Pésaro. Celui-ci, jeune homme fer et arrogant, et, de plus, débauché à l'excès, concut bientôt une passion criminelle pour une jeune femme de Pésaro. Après avoir fait souflrir mille mauvais traitements à son épouse légitime, il la força de se retirer dans un monastère de Clarisses, après l'avoir calomnieusement accusée d’adultère. Séraphine y brilla pendant dix-huit ans de l'éclat de toutes les vertus, et surtout par son humilité et sa charité pour les pauvres. Elue abbesse, elle fut le modèle de la vraie religieuse, et acquit à sa communauté une grande réputation de régularité et de sainteté. Son corps se montre encore aujourd'hui à Pésaro, exempt de toute marque de corruption. 4418. — Au Japon, les bienheureux mariyrs Antoine de Saint-Bonaventure, espagnol, prêtre de l'Ordre des Frères Mineurs ; Dominique Maugazaki, japonais, laïque profès de l'Ordre des Frères Mineurs; Dominique Castellet, espagnol,
prêtre de l'Ordre des Frères Prêcheurs ; Thomas de Saint-Hyacinthe et Antoine de Saint-Dominique, japonais et laïques de l'Ordre des Frères Prêcheurs ; Jean Tonaki, Dominique, Michel, Thomas, Paul, Jean Smamura, Paul Aibara, Romain, Léon, Jacques Faiascida, Matthieu Alvarez, Michel Jamada, Laurent, Louis Nisaci, François, Dominique et Louis, tous japonais et du Tiers Ordre de Saint-Dominique. 4628.