NOTRE-DAME DE LURE, AU DIOCÈSE DE DIGNE
Vers le milieu du ve siècle, saint Donat, disciple de saint Marius ou Mary, abbé de Beuvon ou Val-Benoît, se retira dans une gorge de la montagne de Lure (Basses-Alpes), où il fonda la première abbaye de Notre-Dame de Lure. Ce moine bénédictin mourut en 490, et fut inhumé dans l'abbaye.
11 est probable que l’abbaye dés premiers anachorètes fut bâtie non loin de Ha chapelle actuelle de Notre-Dame de Lure, comme semblent l'indiquer des ruines éparses à l’entour. Le couvent fut ruiné par les Sarrasins et la chapelle reconstruite par quelques grands seigneurs qui en firent hommage à Guignes, abbé de Boscodon et de Chalais ou Chales. Il n’est plus resté du monastère de Lure que le pèlerinage et l'oratoire de Notre-Dame de Lure, seul vestige actuel des diverses fondations qui se sont succédé en cet endroit.
La statue de Notre-Dame de Lure, due, dit-on, au ciseau inexpérimenté de saint Donat, est vénérée par les pèlerins et invoquée surtout en temps de sécheresse.
C'est la deuxième fête de la Pentecôte, le 45 août et le 8 septembre, que les populations d'alentour affluent à ce sanctuaire bas-alpin. De grands tilleuls ombragent la place qui s'étend devant la chapelle. C’est là que les habitants des villages voisins et spécialement ceux de Reillanne campent et allument de grands feux pour se réchauffer, tant l’air est vif dans ces montagnes.
Notice due à l'obligeance de M. Antoine Ricard, chanoine honoraire de Marseille.