NOTRE-DAME DE BENOITE-VAUX, AU DIOCÈSE DE VERDUN
Benoite-Vaux (Benedicta Vallis), au département de la Meuse, est un petit hameau perdu au milieu des forèts et qui dépend de la commune de Rambluzin (arrondissement de Verdun, canton de Souilly). On y voyait autrefois un couvent de Prémontrés fondé en 1138 ou 4140, partie par Albéron de Chiny, évêque de Verdun, et partie par Bertrand et Albert le Loup, son neveu, seigneurs de Faverolles, qui est le nom primitif de cette abbaye. Ni les Révolutions ni les changements qu’a subis l’église de Benoîte-Vaux n’ont rien diminué de la confiance des populations en la Vierge qu'on y invoque : aujourd’hui encore elle est le but d'un pèlerinage qui tend à devenir d’autant plus fréquenté que les marques de la protection de l’Avocate immaculée s’y manifestent plus sensibles et plus nombreuses.
Près de la chapelle se trouve une fontaine dont l’eau intarissable et miraculeuse a guéri nombre d'infirmités. Le sanctuaire est desservi par des religieux de la Congrégation de Notre-Sauveur, enfant du bon père de Mattaincourt. Mgr Rossat, évèque de Verdun, à fait aussi de l’abbaye actuelle une maison de retraite pour son clergé.
C’est particulièrement au 8 septembre que les pèlerins affluent à Benoîte-Vaux ; des processions de tous les pays d’alentour s’y sont rendues à toutes les époques, et ces démonstrations catholiques ge continuent encore de nos jours.
L'invasion étrangère de 1870-1871 a appauvri les religieux de Benoîte-Vaux ; mais l'insatiable avidité de l'ennemi n’a pas été plus loin : la chapelle n’a été ni pillée ni profanée. Au lendemain de la paix, les Meusiens sont accourus avec reconnaissance auprès de leur Madone vénérée et lui ont demandé pour la France des jours meilleurs ; les mois de mai, juin, juillet, août et septembre 1871 ont vu un concours prodigieux de pèlerins. -
Cf. Notre-Dame de Benoîte- Vaux, par le R. P. Chevreux, de la Congrégation de Notre-Sauveur.