Voir sa vie au 8 mai
Lambert partit en 1140 pour sa nouvelle destination. On travailla activement à la construction du nouveau monastère. Rien n’était plus édifiant que la vie de ces fervents solitaires : tout le temps qui n’était pas donné à la prière était employé à labourer la terre, à défricher les forêts que le prince leur avait concédées; une partie de la nuit, loin d’être consacrée au repos, se passait à l'église ; leur nourriture était grossière, et encore ne mangeaient-ils qu’une fois le jour; enfin ils ne semblaient avoir de corps que pour le macérer par la pénitence. Lambert était leur guide et leur modèle, et s’il l'emportait sur les autres par sa science et par sa dignité, il les surpassait aussi par la ferveur de sa charité, par son amour pour la pénitence et par son humilité.
Le temps où Lambert devait aller au ciel recevoir la récompense de tant de travaux était arrivé; Dieu le visita par une maladie, pendant laquelle on vit briller encore d’un plus vif éclat les vertus qu'il avait puisées au pied de la croix. Enfin ce Saint, embrasé d’une amour ardent pour Jésus-Christ et d’une tendre dévotion envers la sainte Vierge, à laquelle il avait dédié son monastère en le fondant, rendit son âme à Dieu le 22 août 1154.
Tiré de l'Aistoire hagiologique de Belley, par Mer Depéry.