‹ Les petits Bollandistes (volume 5)Chapitre 50 sur 220 · SAINT TIMOTHÉE ET SAINT APOLLINAIRE · texte numérisé non relu

SAINT TIMOTHÉE ET SAINT APOLLINAIRE

MARTYRS PRÈS DE REIMS (111° siècle).

Timothée étant venu d'Orient dans les Gaules, commeriça à prècher l'Evangile à Reims, malgré la pérsécution ; arrêté par l'ordre de Lamipade, gouverneur de la ville, on le somma de säcrifièr

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aux idoles. Sur son refus de le faire, on le frappa d’abord à coups de bâtons, après quoi l'on répandit sur ses plaies du vinaigre et de la chaux vive. Son admirable constance au milieu de ces tourments fut soutenue par la visite des anges et par la vision de Notre-Seigneur. qu’il aperçut an haut du ciel tenant à la main une couronne de pierres précieuses qu'il lui promettait,

Témoin de ces merveilles, Apollinaire, un de ses gardes, se jette à ses pieds et reçoit la foi. Lampade, instruit de la conversion d’Apoliinaire, se saisit de lui et lui fait couler du plomb fondu dans la bouche ; le patient n’en ayant éprouvé aucun mal, 11 est jeté en prison avec Timothée, En même temps, l’on mit aux fers une multitude nombreuse qui, ayant vu le miracle du plomb fondu, s’était convertie à Jésus-Christ, et avait été baptisée par le prêtre Maure. Apollinaire entendit une voix céleste qui lui annonçait que tous ceux qui avaient été baptisés cette nuit-là seraient, recus le jour suivant dans le ciel ; ce que l'événement confirma, car le lendemain cinquante personnes furent décapitées par l’ordre de Lampade. Trois jours après, Timothée et Apollinaire furent conduits hors de la ville par le chemin de César, en un lieunommé Buxitus, où ils furent frappés du glaive, non sans apprendre auparavant l’horrible châtiment du gouverneur, qu'un trait de feu lancé du ciel frappa à l'épaule à la vue de tout le monde, et qu’un démon saisit ensuite, et étouffa sous ses serres.

Les corps des bienheureux Martyrs du Christ furent religieusement recueillis et ensevelis par les chrétiens, le 24 août. Un certain Eusèbe, converti par leur mort, érigea en leur mémoire une église dans laquelle la vue fut rendue aux aveugles, l’usage des jambes aux boiteux, la liberté aux possédés du démon, et la santé à toute espèce de malades. Cette basilique reçut encore les restes de beaucoup d’autres Martyrs, parmi lesquels saint Remi désira être enseveli. Tilpin, archevêque de Reims, employa l'or et l’argent pour décorer convenablement le sépulcre de ces généreux athlètes de la foi. Un autre archevêque de Reims, Arthald, céda au roi Othon les reliques de saint Timothée, qui furent transférées en Saxe, non sans beaucoup de miracles. Quelques reliques de saint Apollinaire furent transférées au monastère d’Orbay, dans le diocèse de Sens,

Acta Sanctorum.

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