‹ Les petits BollandistesChapitre 4 sur 281 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

de si vives couleurs. Il est admirable dans la création des étoiles l planètes et des corps célestes, qui, par leur splendeur et leur incorruptibilité, sont autant de figures de sa lumière éternelle. Il est surtout admi rable ‘dans la formation de ce grand univers, où, d’un côté, la multitude presque infinie des êtres différents qui le composent, et de l’autre le bel. ordre et l'harmonie merveilleuse qui se trouvent entre eux obligent les … plus forts esprits à s'élever au-dessus de tout ce qui est créé, pour reconnaître un Dieu indépendant, un Dieu immortel, un Dieu tout-puissant, un Dieu plein de bonté, qui a su et a bien voulu opérer tant de miraeles pour élever nos cœurs et les conduire, par les choses visibles, à la connaissance

Mais ce grand Dieu ne se fait en nulle chose si hautement admirer que.

les créatures privées d'intelligence et de raison ne sont que les signes et les vestiges de Dieu ; ce qu'on pourrait dire aussi en quelque façon des | pécheurs qui se sont rendus semblables aux bêtes ; mais les Justes etles Saints, au contraire, sont les images et les copies vivantes de sa divinité, “et “A ils ont l'honneur d’être ses amis, ses enfants par adoption, ses favoris, ses héritiers et les chers objets de ses complaisances. Saint Basile dit même que chaque Saint est un Dieu, non pas à la vérité par la perfection de ‘sa mature, qui est la même que delle des autres hommes, mais par le bénéfice de la grâce dont son âme est comme édifiée. Ainsi nous avons beaucoup de” sujets de dire que ni la terre avec sa fécondité et l’abondance de ses fleurs ù et de ses fruits, ni la mer avec ses richesses et le nombre infini deses monstres et de ses poissons, ni l'air avec ses beautés et la multitude de ses oiseaux et de ses météores, ni le feu avec ses éclairs et le terrible éclat de

lieu Fo sa demeure, pour a" vaisseau de ses grâces, pour le centre de son ù repos et pour l’objet de ses plus tendres amours. Nous conclurons donc ; avec le Roi-Prophète que sa propre expérience a fait parler, que « Dieu: est dépose de à en ses Saints, qu'il est le Dieu d'Israël qui

être at béni ».

Il. — DU NOMBRE PRODIGIEUX DES SAINTS.

Nous D "entréprendrons donc pas de faire le da des bi reux ; mais, pour en donner seulement quelque idée aux fidèles, nous prions de considérer ceux que l'Eglise nous représente dans ses 7 ioges, qui n’en DRE ce une très- faible Rs

d’une admiration extrême. Comme la reine de Saba, en voyant la ficence du palais de Salomon, l'éclat de ses appartements, le nomb

offic s et le bel TE qu ie gardaient dans leurs ministères, était {0 hors d'elle-même et n'avait plus de respiration : ainsi, nous, en con- » sidérant les richesses immenses de notre Roi pacifique et celte multitude innombrable de ses serviteurs et de ses amis, pourrions-nous ne pas nous ier dans un profond étonnement avec le Psalmiste : « O Seigneur, 6 eu des vertus, que vos tabernables sont aimables ! Nous soupirons sans esse après l'heureux moment qui nous y donnera entrée et nous y fera

personnes robustes et de personnes délicates, de vierges et de gens mariés, -d'ecclésiastiques et de laïques, de soldats et d'hommes d'étude, de nobles et … de roturiers, de riches et de pauvres, qui, par une vertu toute divine et une force inxincible, se sont exposés d'eux-mêmes à la cruauté des {yrans, à la rage des bourreaux et à la rigueur des plus grands supplices pour la cause de Jésus crucifié et la défense de son Evangile. On remarquera que la … troupe de ces saintes victimes a quelquefois été si nombreuse, qu’elles se comptent par centaines, par milliers et par dizaines de milliers ; et d’autres fois, ce sont des villes, des peuples entiers qui donnent leur sang pour une cause si sainte et si glorieuse.

Après ces compagnies de Martyrs, en viennent d’autres composées d'hommes ee C ’est-à-dire de saints Docteurs, de prédicateurs de

de différentes Eglises : - ces légitimes successeurs des Apôtres se sont aussi rendus les héritiers de leur foi et les imitateurs de leurs vertus, et les ont suivis dans le zèle qu'ils avaient du salut des âmes et dans le soin de donner à leurs ouailles l'aliment de la saine doctrine. On trouvera encore des

cellents pasteurs de l'Eglise, ont été les fidèles ministres de leurs pieux sseins et les compagnons inséparables de leurs entreprises. On trouvera infinité de saints religieux et bienheureux solitaires, qui ont méprisé Donne: de la en, oué aux pieds sai Pompes et les vanités du monde

Jeurs foire que sur Le re Vo et qui, menant dans un corps de “boue une vie digne de la sopr as Anges, 1 ne se sou LR Re à ge

ge raine Majesté de Dieu. On nr enfin une > belle troupe de vierges prules qui, par une glorieuse émulation, ont voulu partager avec les imes l'honneur de combattre et de vaincre le monde avec tous ses mes. La faiblesse de leur sexe, la tendresse de leur âge et la délicatesse laquelle elles avaient été élevées semblaient leur rendre cette entrerise impossible; mais, comme le dit saint Chrysostome, « elles se sont évées au-dessus de leur nature : et on a vu quecelles qui menaient aupatune vie pleine de délices et étaient tout le jour sur des coussins ou

‘de Jésus-Carisr, qu'elles portaient la haire ou le cilice, qu'elles nt plus ensuite d'autre lit que des planches et de la paille, d’autre iture que du pain et des légumes, ni d'autre logement qu’une caverne e pauvre Cabane ». Êt ne croyez pas que le nombre em soit petit, e Palladius, dans son Aistoire monastique, rapporte qu’un évêque ra que, en une certaine ville, plus de vingt mille filles vivaient dans atiques de pénitence.

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Qui donc ne s’écriera encore dans le sens du Prophète royal : « Souverain. Seigneur des Anges et des hommes, que votre nom est admirable dans le ciel, sur la terre et par tout l’univers ; mais que vous êtes surtout admirable” dans ce nombre infini de Saints que vous avez prédestinés à votre gloire!»

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