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jours voulu et h; veiiteFicoro ponr^Hj^/rc» si je puis m'exprimer ainsi ; mais, quand elle ne le voudrait pas, je te prie de croire que, dans les choses importantes, je sais faire triompher ma volonté. Seulement, précisons bien ce que tu désires ; ensuite, nous partirons du pied gauche; et tu verras que tout ira bien.
— Ji^ veux, (lit La Peyrade, mettre la dernière main à ia brochure, car, avaiit iuute chose, je m'occupe de toi.
— Certainement, dit Thuillier, il ne s'aiîit pas d'échouer au port.
— Eh bien I pars de cette idée que je suis annihilé, abruti par la perspective de ce niariagp qui reste en l'air, et voistu, tu lie tireras pas de moi une page que, d'une façon ou d'une autre, la question ne soit résolue.
— Knfîn, dit Thuillier, comment la poses-tu, la question ?
— Naturellement, si l'arrêt de Céleste doit tourner contre moi, je dois désirer une solution très prochaine. Si je suis
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condamué à faire un mariage de raisou, au moins ne faut-il pas manquer loccasion dont je l'ai parlé.
— Soil,raai» quel délai ent< nJs-tu nous donner?
— Il me semble qu'en quinze jours une fille doit savoir ce qu'elle veut.
— Sans aucun doute, dit Thuillier, mais je répugne à laisser Céleste prononcer sans appel.
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— Moi, j'accepte la chance; je sortirai (le l'incertitude, ce qui est pour moi le premier point, et puis, entre nous, je ne suis pas si aventureux que j en ai l'air; ce n'est pas en quinze jours qu'un fils de Phellion , c'est-à-dire l'entètenii'nt incarné dans la sottise, en aura fini avec ses hésitations philosophiques, cl certainement Céleste ne lacceptera pas pour mari qu'il n'ait donné des gfages de sa conversion.
— Ça, c'est probable. Mais si Céleste
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allait traînasser, si elle ne voulait pas accepter ralternalive?
— Ceci vous regarde, dit le Provençal.
Je ne sais pas comment k Paris vous entendez la famille ; mais je sais que dans notre comtat d'Avignon il est sans exemple qu'on ait jamais fait à une petite fille une liberté pareille. Si toi, ta sœur, en supposant qu'elle joue franc Jeu, et un père et une mère, vous ne parvenez à faire vouloir à une enfant que vous dotez quelque chose d'aussi simple et d'aussi raisonnable que de choisir en toute li-
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l>prfé enire doux prétendants, alors serviteur, il faut tout bonnement écrire sur la porle de la maison que Céleste est reine et souveraine.
— Nous ne sommes pas tout a fait là, dit Thuillier d'un air capable.
— Qaant à moi, mon vieux, repartit La Peyrade, je t'ajourne après la décision de Céleste ; heureux ou malheureux, je me mettrai à l'œuvre et en trois jours tout sera prêt.
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— Enfin, n'prit Tlun!!ier, on ne sait ce que lu as dans l'àme ; je vais en causer
avec Bri faille.
— C'est assez triste, ta conclusion, dit La Peyrado, mais malheureusement c'est comme ça.
— Comment! que veux-tu dire?
— J'aimerais mieux, lu l'imagines,
l'entendre me répondre que la chose est faite, mais les vieux plis ne s'effacent pas.
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— Ah ça ! lu crois donc que je suis un homme sans volonté , sans inilialive?
— Non! mais je voudrais bien ê!re dans un petit coin pour voir comment lu aborderas la question avec ta sœur.
- Parbleu! je l'aborderai franchement, el un je veux bien sec sera au bout de toutes les objections.
— Ah ! mon pauvre garçpn, dit La
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Peyrade en lui frappant sur l'épaule, depuis Cbrysale des Femmes savantes, qu'on on a vu de ces foudres de içuerre qui baissent pavillon devant des volontés féminines habituées k les dominer!
— C'est ce que nous verrons ! dit Thuillier en faisant une sortie théâtrale.
L'ardeur de voir paraître sa brochure el l'habile doute jeté sfir l'inflexibilité de sa volonté en avaient fait un furieux, un
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tigre; il sorlail dans une disposition, si on lui résistait, à tout niellre dans sa
maison à feu cl â sang.
CHAPITHK TROISIÈME
Pari* vaut bien une messe
De retour clioz lui, Tliuillier posa aussilôlla question à Brigitte.
Celle-ci, avec sa crudité de bon sens
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et (l'égoïsme, fit remarquer qu'en devaiiçanl ainsi l'époque précédemment fixée pour le mariage de La Peyrade, on faisait la faute de se désarmer; on ne serait plus sûr, le moment de l'élection arrivé, que l'avocat n)îl tout son zèle à en préparer le succès; ce sérail, dit la vieille fille, comme pour la croix.
— Il y a une dilTérence, répondit Thuillier, la croix ne dépend pasdireclemenl de La Peyrade, tandis que l'influence qu'il a su se donner dans le
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douzième arrondissemersl, i! en disposera à sa voloulé.
— El si sa volonlé, repartit Brigitte, élait, quand nous l'aurons reuiplumé, de travailler pour son compte, un ambitieux comme lui!
Ce dani!:cr ne laissa pas do frapper le futur candidat, qui cependant crut trouver quelques garanties dans la moralité de La Peyrade.
— On n'est pas un homme délicat, re-
partit Brigitte, quand on met aux gons lo marclié a la !nain,elcelle manière de nous faire danser comme des ^rifîons devant un morceau de sucre pour avoir la fin de ta brochure ne me plaît pas du tout. Est-ce qu'eu te faisant aider parPliellion tu ne pourrais pas te passer de lui? Ou bien, j'y pense, madame do Godolio, qui connaît tant (ie monde dans la politique, te trouvoîait peut-être un journaliste; ou dit que c'est tous des bas percés, pour une
vingtaine d'écus ou on verrait la farce.
— El le secret, répondit Thuillier, se-