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LE TABAC

La culture du tabac ne s’est guère développée. Ceci tient à plusieurs causes : d’abord, jusqu’à ce jour, cette culture ne s’est pas faite d’une façon rationnelle; les fumures sont mal choisies; les produits obtenus, surtout par leur incombustibilité, ne peuvent lutter, sur le marché étranger, avec les produits du Kentucky, de la Virginie, de l'Obio et du Maryland. Ajoutez à ceci les achats réduits de l’administration qui n’excèdent pas trois millions de kilogrammes par année, et les droits d’entrée portés de 300 à 600 francs en Belgique où nous avions un excellent débouché, et l'on comprendra aisément cet état de stagnation.

M. Trabut a rendu un grand service à cette culture par les expériences qu’il a faites et les données très pratiques qu’il a tirées de ces études. Grâce à ces indications précieuses, les producteurs, éclairés sur des défectuosités nuisibles à leurs intérêts, ne tarderont pas à livrer à la fabrication des plants parfaits. Dans le rapport présenté au premier Congrès des agriculteurs, M. Mélia a fort judicieusement insisté sur les travaux de M. Trabut: 1° labours profonds ; 2° engrais verts; 3° croisement et sélection pour obtenir des types nouveaux à feuilles larges, nombreuses et bien nerviées ; 4° élimination soigneuse des graines légères pour n’ensemencer que les graines lourdes, dont le rendement est beaucoup plus considérable. M. Trabut sera bientôt en état de fournir des graines choisies de plants obtenus par sélection.

Le nombre des cigares importés en Algérie n’excède pas 20 millions de pièces. Dans la colonie, on fait surtout usage de cigarettes auxquelles convient très bien le tabac algérien, fin, blond et parfumé.

En 1898, on a importé :

On a exporté :

Tabacs en feuilles ou en côtes. . . . 790.781 kilog.

Cigares 10.580 —

Cigarettes. 576 —

Tabac en poudre et en carotte 42.436 —

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