‹ Les petits cahiers algériensChapitre 69 sur 88 · kil · texte numérisé non relu

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Les dépenses totales pour l’entretien simple, les grosses réparations et les travaux neufs se sont élevées, en 1897, à 3,281,296 francs.

Il est utile de retenir certaines indications :

Dans le département de Constantine, sauf sur un parcours infime, le réseau des routes nationales est entièrement empierré sur une longueur de 828 kilomètres,

De Stora à Biskra 283

D'Alger à Constantine. . . 434 1 828 kil.

De Bougie à Sétif 111

45 kilomètres sont seulement à terminer.

Le département d’Alger paraît être le plus mal partagé. —

248 kilomètres entre Boghar et Laghouat sont encore en

lacune sur une route très fréquentée et qui a une grande

importance au double point de vue du commerce . et de la

stratégie. 84 kilomètres sont presque abandonnés entre Sidi—

Aïssa et Bou-Saàda. Sur ce parcours, en de nombreux endroits.

la route passe à travers des sables, des fondrières, descend au

fond des ravins pour remonter sur des talus. Et pourtant on

connaît également l'utilité stratégique de cette voie d'où notre

action militaire peut s’exercer, comme les faits l’ont prouvé en

1871, sur la partie occidentale du Hodna, sur la région d'Aïn-

Hadjel, sur le pays des Oulad-Ali-ben-Daoud, des Adaoura

Guéraba et des Oulad-Moktar, et enfin sur Bou-Saàda et le

massif des Oulad-Xavl.

Les chemins non classés dont l'entretien incombe à l'Etat ont une longueur approximative de 900 kilomètres dont 400 kilomètres sont en empierrement. Le total des dépenses pour cette seconde catégorie de chemins a atteint 948,017 francs.

Le réseau départemental, dans le département de Constantine* a un développement de 524 kilomètres, tous empierrés.

Les chemins de grande communication d'intérêt commun, vicinaux ordinaires et ruraux comprennent un développement total de 27,000 kilomètres dont 8,000 seulement sont empierrés.

Il ressort du rapport de M. l'inspecteur général des ponts et chaussées que l’entretien des routes en Algérie est difficile et coûteux : le débordement des oueds pendant la période des pluies, les crues subites, le glissement des terres argileuses, de nombreux éboulements, la chute des murs de soutènement sont des causes fréquentes d’avaries qui ont donné lieu à de grosses réparations dont le montant, en 1897, a atteint 680,000 francs. Les sommes demandées par M. Christofle, rapporteur au Conseil supérieur, représentaient un total de 3,520,000 francs, ainsi répartis :

Routes nationales et ponts 2.802.000 francs.

Grande voirie, aqueducs et fontaines. . . 196.000 —

Chemins non classés 194.000 —

Réserve applicable à l’ensemble du chap . 328 . 000 —

Total 3.520.000 francs.

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