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LES MINES

Une des principales richesses cle l’Algérie, pour ne pas dire la plus importante, est constituée par l’exploitation des gîtes minéraux. Quand tous ces gisements auront été explorés, quand l’industrie sera aidée et complétée par une sage réglementation, par l’apport de capitaux, par des facilités de transport, par des machines et un outillage permettant de dissocier et de traiter sur place les métaux (séparation du zinc et du plomb ; procédés de déphosphoration, etc., etc.), alors les résultats dépasseront tout ce que l’on peut prévoir. Ce sera une source de revenus incalculables.

Aujourd’hui F extraction des phosphates, en dépit des luttes locales, des contestations et des procès qui ont eu une répercussion violente jusqu’au Parlement, provoque une activité féconde. Qui peut prévoir les surprises que nous réserve

l’exploitation des mines de zinc dont la richesse et l’abondance sollicitent déjà de nombreuses et ardentes convoitises ?

Les anciens semblent avoir connu un assez grand nombre de gîtes minéraux. Les Kabyles et quelques Arabes ont exploité des affleurements ferrifères et ont extrait des parcelles de galène partout où ils en ont trouvé des traces.

Mais c’est grâce à l’occupation française et depuis quelques années seulement que cette industrie a pris un véritable essor.

En 1883, le total des tonnes extraites s’élevait à 554,809 pour les minerais de fer et à 32,402 pour les autres minerais (plomb, cuivre, zinc), au total 587,31 1 tonnes ; en 1887, ce total s’abaissait à 400,299 avec une diminution de 127,012 tonnes pour une période quinquennale.

Les principaux minerais, en Algérie, sont : 1° le plomb, plus ou moins argentifère, qui se trouve dans les terrains anciens et les roches éruptives; 2° le cuivre, le métal le plus répandu après le fer, en des filons qui s’observent surtout dans des schistes ou marnes schisteuses ; 3° le zinc, la blende, sulfure de zinc, et la galène, sulfure de plomb, minerais très métalliques, sont quelquefois par affinité associés dans le sol ; la calamine (carbonate de zinc), au contraire, plus riche et plus abondante que la blende, se montre en amas plus puissants et à l’état caverneux, tandis que la blende et la galène ne se rencontrent qu’à l’état de filons moins facilement exploitables ; 3° Y antimoine, le mercure et le chrome, dans la partie orientale du département de Constantine, et le manganèse, fort rare en Algérie ; 5° le fer, dont les deux grands gîtes sont à Aïn-Mokra et à Beni-Saf ; 6° ajoutons à cette énumération les phosphates, le sel et enfin les principales carrières.

Répartition par départements

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