LE PREMIER BATAILLON DE FRANCE
les élèves de la même compagnie, sans cesse ensemble, ont un lien naturel d'intimité; on retrouve là, comme partout, les affinités de taille, de caractère, de province. Les anciens élèves des Jésuites (école de la rue des Postes), fort nombreux à Saint-Cyr, sont doublement unis et camarades. Nous ne croyons pas nous tromper en affirmant que leur influence y domine. Personne n'ignore que, généralement, le milieu social dans lequel se recrutent les élèves de Saint-Cyr, est beaucoup plus élevé que celui des pensionnaires de TÉcole polytechnique et de rÉcole normale. Sur huit cents élèves de l'École de Saint-Cyr, plus de cinq cents assistent chaque dimanche à la messe. Inutile de dire que la messe n'est point de service obligatoire et que la présence de Taumônier, qui ne loge plus à l'École, y est seulement tolérée. Le culte protestant est desservi par un ministre, et les exercices en sont régulièrement suivis. Chacun est libre et agit à sa guise.
Le général Deffls, gouverneur de Saint-Cyr, homme de devoir et de discipline, honorable officier, est en même temps sénateur très républicain. Au risque d'être dénoncé, il assiste simplement et courageusement, pour son compte, à la messe, chaque dimanche, sans craindre d'affirmer sa foi. Il en sera
35fî LES PETITS COTÉS DE L'IISTOIEE.
ainsi, josqn'ao joar oô il pUira â on député, ami de M. Paai Bert, d>xiger la deslitatîoii de ce goaferneur clérical, et de faire iolerdire ao pasteur protestant et ao Weil aumônier l'entrée de l*École de Saint-Cjr.