‹ Les Petits du premier, opéra-bouffe en 1 acte, paroles de M. William Busnach.Chapitre 16 sur 20 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

TRAPOLIN, puis MARTIAL.

TRAPOLIN, seul.

Eh bien ! en voilà du genlil ! à mon âge un duel, mais c’est à se cogner contre les murs, ce qui me reste de tête! Et Aurélie! mon Dieu! Si elle allait devenir veuve une seconde fois! ahi jamais je ne m’en consolerais ! Et ce monsieur une, deux, plus personne ! U doit être affreusement fort ! Je vais être embroché comme une mauviette de Pithiviers ! c’est que je ne comprends rien à son histoire d’enlèvement., pas moyen de lui faire entendre raisoD... si je ne vais pas au rendez-vous, le lâche est capable de venir me poursuive n’importe où...

MARTIAL, entrant magnifiquement vêtu.

C’est moi, mon bon papa !

TRAPOLIN.

Allons bon, à l’autre à présent...

Me trouvez-vous à votre goût

TRAPOLIN.

Ah ! mon Dieu ! mais il esl couvert d’or et de velours... mais lu est fou ... Je t’ai dis de dépenser au plus une nonantaine de livres, et tu t’achètes un habit de fermier-général ! ah ! ça va bien ? ça va très-bien!

MARTIAL

Mais, mon papa, le fripier n’a jamais voulu me donner d’autre habit que celui-là ! il nva dit que j’étais trop bel homme pour me vêtir comme un clerc de procureur... Qu’avez-vous à répondre à ça?

TRAPOLIN.

Comment, ce que j’ai à répondre... mais j’ai à répondre, que je n’ai répondu pour toi que de nonanle livres, et que pour le reste, tu t’arrangeras comme tu voudras.

MARTIAL

Comment, papa, vous auriez le cœur de me laisser reporter au marchand cet habit qui me va si bien... vous en serez quitte pour deux cents écus.

TRAPOLIN.

Deux cents écus! mais c’est deux cents fois plus que tu ne vaux, malheureux!

Ah ! papa, vous savez bien le contraire, puisque vous avez donné tout-à-l’heure quinze cents pour me racheter!

TRAPOLIN.

Oui, une jolie affaire que j’ai faite là encore... Tiens va-t’en, lu m’exaspères et j'ai besoin de tout mon calme, au moment d’un duel.

MARTIAL

Qu’ouis-je? Vous voulez vous battre?

TRAPOLIN.

Ah! non! Ce n’est pas moi qui le veux, va!

MARTIAL

Mais vous avez donc insulté quelqu’un alors?

TRAPOLIN-

Moi, insulter quelqu’un, moi qui ne peux pas voir pleurer une mouche... sans essuyer ses larmes! Ah! bien! oui! c’est un grand escogriffe qui ett entré ici comme un volcan... « Traître je vais vous tuer. Elle est puce! Vous avez séduit ma sœur ! »

MARTIAL

Qu’enlends-je ! quoi, papa, vous tromperiez la veuve à papa?

TRAPOLIN.

Moi tromper Aurélie! ah! peux-tu le penser!... mais je te jure que je ne sais pas le premier mot de ce que cela signifie.

MARTIAL

C'est différent, et du moment que vous êtes innocent, eh bien, une petite conversation à l’épée ça ne m’effaie pas.

TRAPOLIN.

Il est bon lui! ça ne l'effraie pas! mais ça m’effraie, moi! Il ne s’agit pas de toi!

MARTIAL

Comment ça ! Est-ce que vous croyez que je permettrais qu’un insolent vienne vous chercher querelle sans m’intercaler! non! non, je prendrai votre place

TRAPOLIN.

Aht mon ami, mon fils, mon enfant! (à part.) Et moi qui regrettais ce matin qu’il ne fut pas tout petit... Ah! cristi !. . quelle chance !

martial.

COUPLETS

Pour un vaillant militaire Un petit duel Ça n’est pas mortel ;

Et quant à votre adversaire,

Il peut supplier Jamais de quartier.

Quand on vous rherche dispute

Ne craignez rien car je suis là,

On vous persécute,

Mc voilà ! papal Sans craindre la lutte Martial est là Qui vous défendra.

Ce fer jtisqups à la garde Percera le sein De ce spadassin

Contre moi s'il se hasarde J’cn suis convaincu Le drôle a vécu !

Quand on vous cherche dispute, etc.

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