‹ Les petits mémoires de ParisChapitre 12 sur 34 · FRS · texte numérisé non relu

FRS

LE CARNET D'UN SUIVEUR

filles de tous les trottoirs, vie où suintent les combinaisons de rastas, vie désagrégée par les stupres du bluff et de la réclame, vie de décors de théâtres où les financiers ont de l'esprit comme quatre et où les journalistes font des chiffres comme pas un. Cuisine savante. Oh ! certes! poivrée par la prostitution, par la littérature de maison de passe et par les mises en scène du « théâtre de la rue de la Santé. » Cuisine préparée pour les tables d’hôte de Casino, pour la cohued’exportation, qui dépose ses malles au coin destrottoirs, et à qui, huit jours après, la rue appartient. Vie de Paris qui n’est plus faite pour les Parisiens qui ne se sentent chez eux, nullement.

Et il faut subir, maintenant, ce qu’on aimait autrefois, ce qui est peut-être la meilleure excuse à accorder à l’exil volontaire de Béjarol. Avéc 1863 un autre chaînon se soudera pientôt à l’histoire de la vie de Paris : les cinq de l’opposition deviendront les neuf.

La pioche du baron Haussmann continuera à éventrer les vieux quartiers. Renan pu-

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