‹ Les petits mémoires de ParisChapitre 29 sur 34 · PET SR · texte numérisé non relu

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LE CARNET D'UN SUIVEUR

Il est bon que les femmes se doutent de certaines choses ; il n’est pas bon qu’elles les sachent.

En amour l’inexpérience a du charme quand l’habileté n’a plus d’attraits.

Il y a des dépenses inutiles : Si l’on veut bien diner, il ne faut pas grignotter un petit pain à quatre heures.

Dumas fils a dit : « Une fois par mots, pour dégager le cerveau > — c’est peu.

Une femme mariée qui a un amant: C'est un mur mitoyen.

« Suivez bien mon raisonnement » me dit une femme. — Ah! non, par exemple!

Une autre : « Vous devez être passionné ? ».

Elle m'a fait fuir.

Une femme épuisait avec moi tous les noms de basse-cour et de jardin potager — et, il me semblait, quand je n’entendais parler que de poulet, que de gros choux, de lapin rose et de pigeons que j'étais dans la boutique d'un fruitier.

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En amour la théorie et la pratique Jens toujours mauvais ménage.

Le plaisir de changer de femme n'eviste qu’avant d’en avoir changé.

Dans les scènes de ménage la colère d’une femme s'accroît en raison directe des bonnes raisons que le mari lui oppose.

Une femme me disait: — Avec mon mari je ne gagne mes batailles qu'en chemise.

Un homme que sa maîtresse avait quitté m'a dit : J'en ai retrouvé une à peu près pareille.

La seule raison qu'on a de préférer les femmes des autres à la sienne, c'est qu’on les a moins souvent.

Un homme qui épouse une femme divorcée se renseigne près de tout le monde... excepté |

près du mari.

Écrire ses souvenirs: « asser du sucre avec mélancolie >».

Les partisans de l’émancipation de la femme sont des gens qui reprochent à la Joconde de ne pus avoir de moustaches.

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on est ie Dre Pranoe de

utant nus: C’est une forêt vierge où L'on se pique plus souvent les doigts qu’on ne

me semble d’autant plus aride que Cupidon « qui lit derrière mon épaule rit bien fort et “ que je ne sais vraiment pas si c’est de Béjaet ou de moi qu’il se moque.

“ Jetranscris, tel que je le trouve, le com- D tire des pensées et des aphorismes de Béjarol. Je n’ai rien à y ajouter. Je veux … lui laisser son accent de sincérité et de pro- … fonde mélancolie.

- De temps en temps, les heures de lassi- L: tude et d’ennui m'amènent à demeurer quel- Là ques jours chez moi, pour me concentrer un … peu... pour filtrer ma morale... pour essayer, comme le ferait un moine, ure sorte de retraite qui rafraîchirait mes sens, - qui enlèverait de mon cerveau le pouvoir % créateur de l’irréductible doute qui l’obsède,

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qui me ferait échapper à cette cruelle détresse, qui vous laisse la sensation, à de cer-. taines heures, qu’on est égaré dans une forêt D: profonde, qu’on s’enfouit dans une ombre … épaisse et que, on ne marche que pour perdre l’espoir de retrouver le grand air, le coin 4 de ciel bleu qui viendraient vous aider à aimer la vie... | 5 Et je reste là, dans mon humble loge- « ment de garçon de la rue de l’Université, prolongeant volontairement cette retraite autant quejele puis faire... restantdes heures | accoudé à ma fenêtre, devant les grands … arbres du jardin de l’École des Ponts et chaussées, où le volde grands ramiers sillonne D. l'air, avant que, s’appelant de leurs petits M cris, ils aillent regagner leurs nids, sous l’ombrage...… | È Toutes les pensées sombres que j’ai notées | me viennent de ces heures de retraite...

Dans l’escalier, je rencontre des femmes avec . des mioches..…... le soir, un employé comme moi, revient de son bureau et sa vraie vie.

LE CARNET D'UN SUIVEUR

| commence sous la bonne lampe, autour de la l . table, où, sa femme reprise les bas de la Fi grande fillette qui fait ses devoirs, pendant || quelui,litson Montaigne ou son Rabelais!..; Et, de ma fenêtre, je me pénètre de leur vie; je vois la lampe s'éteindre après dix heures, et tout le monde s’aller coucher pour reprendre demain la même vie pareille.

Moi, jen’ai pas voulu deschemins tracés par les autres !...J’ai préféré suivre des sentiers, qui ne mènentnulle part ; j'aicru y cueillirdes fleurs qui auraient été plus belles que les autres : je me suis ensanglanté les doigts, etje mesuis perdu; je n'ai plus rien vudevantmoi, pas même la fumée de la vieille cheminée d’auberge qui guide les pas vers le bon gîte d’une heure, devant la grillade de jambonetle vin clairet du dîner, au milieu du va-et-vient des rouliers..... Avant de regagner le lit dont les draps sentent bon lalessive et dans lesquels on s'enfonce, comme dans de la paille, pour dormir d’un sommeil du temps des Mérovingiens. |

de ma retraite.La vie de POLAR ans n dra ie les quelques jours de ie m’auront rend ge

Ru sur ma route...

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