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Tonnelier, avenue du Maine) MA fa ail où souvent on rencontrait Coppée :
poètes et des ARGUS y FO los
vin Hans où se promenaient des ronds 4 citron , Se consommait sous des tonnellei
phiques, nous trouvons le bal Bourdon, la salle Rivoli, près de la Bastille et la Boîte à. limaille, bal des bijoutiers, place de la Corderie, le bal de l’Ardoise à Grenelle, bal de soldat sentant le crottin et la giberne ; dans le quartier de l'hôpital, les bals Péru et Giraldon fréquentés par les chiffonniers et les ouvriers de tannerie ainsi que le bal du Vieux Chêne (le vieux Satou) rue Mouffe- | tard.
Le YA
1 en est bien d’autres! Mais nous n’avons pas à faire ici l’histoire des bals.
Tout cela, à part quelques exceptions, est mort maintenant. Les music-halls, les grands magasins, le métropolitain sont des endroits propices aux retapes les plus variées, à tout moment età toute heure ; aussi ce commerce aimable a-t-il trouvé avec ces facilités un développement tel, que, de tous les articles de Paris, c’est la femme qui est le plus demandé.
Les cabarets aussi avaient leur raison d’être répondantaux besoins et aux habitudes d’une clientèle non pareille. Ils créaient les Delvau et les Privat d’Anglemont.
Les tables d'hôte et les cafés étaient les tremplins où s’essayait, déjà, l’opposition à l’Empire, menée par les Gambétta, les Ranc et les Laurier. L’école réaliste en art et en littérature s’y développait avec les Champñleury, les Courbet, les Castagnary, les Zola. Chaque endroit était une tribune d’où s’envolaient les
jus de
pensées, et les paradoxes, et d’où tomba les coups de boutuirs au gouvernement les virulentes attaques « aux barbares » de l’école classique. Ai 4 . Les Scholl, les Villemot, les Rochefort, Ne les Roqueplan jetaient à pleine volée le É perles d’un esprit puisé dans la quintescence d’un parisianisme disparu. ja Des fusées partaient du perron de Tortoni, et des coups de tonnerre, grondant au Procope, y répondaient. La brasserie Saint-Roch, plus éclectique, s’emplissaitdu bruit des discussions littéraires et les Premiers-Paris s’y préparaient autour des | piles de bocks. Les digestions de chez Dinochau se terminaient à la brasserie des Martyrs où fréquentaient les bohêmes del’alexandrin et dela palette qui préparaient les gloires futures par l’éreintement des pon- s tifes académiques. rt Le Madrid, le Café de Suède, le Café des | À Variétés garnissaient leur terrasse, l'été, … à l’heure de l'apéritif, de tout le monde
Ci AG ES
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du théâtre, des bureaux de rédaction, et du elan de boulevardiers pour lesquels le boulevard commence au Faubourg Montmaitre pour finir à la Chaussée d'Antin.
Chez Froutin, au Café des Princes à la porte Montmartre, chez Brébant, le monde des viveurs retrouvait, aux aprèsdîner, la galauterie parisienne en chasse du souper réconfortant et de la nuit de labeur.
La rive gauche gardait chez elle son monde d'étudiants et de grisettes, d’artistes et de littérateurs, de savants et de vieux professeurs. Tranquilles habitués du Voltaire, académiciens ou sénateurs paisibles clients du Tabourey où se rencontraient Jules Janin, Barbey d’Aurevilly tumultueux habitués du Procope, où l’: n remuait les dominos et la politique académiciens en titre ou en formation sortant des Débats ou de la Revue des Deux Mondes, prenaient leur glace au Café d'Orsay, où l'été, les gréements de la frégate striaient, de minces
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soleil. Uma 4 Sainte-Beuve organisait avec Gavarni et.
les Goncourt le célèbre dîner de chez Magny qui réunissait plus tard Renan, Berthelot, Pasteur, le prince Napoléon, etc... pendant que la pension Laveur de la rue des Poitevins, sous le verbe gras et tonitruant de Courbet, groupait les adversaires de l’'Empire et les ennemis de l’Institut. À Courbet, en bras de chemise, les brasre- … troussés, le geste solennel paraissait être l’Apollon du naturalisme. Gueymard chantait les «<Bœufs»> etla« Vigne» de Pierre Dupont. Des poètes comme André Lemoyne, Albert Mérat, Vermersch s’y coudoyaient fa avec Gambetta et Jules Vallès qui disait que le vase étrusque de notre société c'était k à ê le litre. Les peintres Harpignies, Hanoteau, André Gill, Heilbuth, Pothey et Carjat, Champfleury, Nadar, complétaient cet ensemble d’irréguliers qui, tous les samedis, venaient, là, y manger des poulardes 4
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découpées par le baron Brisse, et des platées de choux rouges comme on n’en voyait nulle part.
Libérée des cours, où, aux sorties des tables d'hôte, la jeunesse bruyante avait.
ses cafés à elle; petites boîtes de la rue Soufflot et de la rue Monsieur-le-Prince, brasseries de bohêmes qui continuaient Murger, emplissait les cafés du boulevard Saint-Michel, quand le monde non moins turbulent des artistes tenait ses assises à la brasserie Hoffmann, au Fleurus, chez Clarisse et chez la mère Meyer.
Bobino donnait rue de Fleurus ses dernières représentations. La pioche allait bientôt l’atteindre. L’Odéon et Cluny suffisaient aux besoins d’art dramatique des gens qui ne quittaient guère la rive gauche, car il existait à cette époque tout un monde de casaniers qui ne passait guère les ponts. Étudiants, ouvriers de librairie, professeurs, éditeurs d'imagerie, tous amoureux
fervents du Luxembourg et de la pépi-
si La PEN RER TE PE JE En |
LE CARNET D ba
verdure où, sur un Maur. on rêvait si bi deux... ne
C'était, bientôt, la fin de Due cela. ee
C'est-à-dire la fin d’une époque qui dispa raissait avec les anciennes maisons et les vieux arbres. Plus tard la percée du boule-
vard Saint-Germain, de la rue Monge, mn?
rue de Rennes, traçait, comme du bout de sa canne on trace un sillon dans fourmilière, des tranchées qui détruisaien ce qui restait du vieux Quartier latin. Les
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mond About bien plus qu’à la pièce : l’Art payait les dettes du polémiste.
Le Fils de Giboyer souleva d’ardentes passes de plumes. Dans Giboyer, certains voulurent voir Louis Veuillot. Mais la pièce, ardente, bâtie à chaux et à sable, résista aux attaques qui voulurent la faire tomber.
A la porte Saint-Martin le succès du Bossu fut très grand, l’Impératrice demanda que la pièce fut jouée à Compiègne. Dans Lagardère, Mélingue se tailla un de ses plus beaux rôles.
Gounod donnait à l’Opéra La Reine de Saba et La Patti débutait aux Italiens dans la Somnambula.
Sarah Bernhardt qui avait 18 ans débutait aux Français et Déjazet qui en avait 65, portait encore allégrement la culotte de satin du prince de Conti. Mme Galli-Marié débutait à l’Opéra-Comique. Le Gymnase représentait dans l’aunée deux pièces de Sardou : « La Perle Noire » et les « Ganaches ». Le Vaudeville :
« Les Petits Oiseaux » de Labiche pendant
NRA
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que Geoffroy débutait au Palais Royal dans
« Une corneille qui abat des noix ».
Les affiches de théâtre se collaïient sur je
murs, les colonnes n’existaient pas encore, Sur celle des Français, on lisait les noms de Provost, de Régnier et de Got, de mesdames Favart, Jouassair,Arnould-Plessis, de Monrose, de Bressant et de Delaunay.