SCÈNE PREMIÈRE
Joseph, Prudence, Henriette, puis Tibubce.
Prudence {époussetant). Cest singulier tout de même, monsieur qui n'est pas encore levé.
Joseph. Son frère non plus ... H paraît qu'ils s'en soni donné '^ hier, à dîner.
Henriette {entrant par la gauche, 1" plan, en costume de ville). Comment! onze heures, et votre ménage n'est pas fait ?
Prudence. Cest fini, madame.
Joseph. Nous avons craint de réveiller monsieur.
Henriette. Il dort encore ? . . . Est-ce qu'il serait malade ?
Joseph. Oh ! non, madame . . . mais il est rentré tard, et il s'est promené dans sa chambre une partie de la nuit.
Henriette. H aura pris du café ... ça l'agite . . . Vous lui direz que je suis sortie, je vais au bain . . .
Joseph. Oui, madame. {Il sort suivi de Prudence.)
Henriette {s' ajustant). Voyons . . . dépêchons-nous . . .
TiBURCE {paraissant au fond). Merci! je l'attendrai!
Henriette {se retournant). Hein ! {Elle prend son manchon qvUeUe a mis en entrant sur la chaise.)
Tiburce. Ah ! ma tante . . .je ne vous demande pas comment vous vous portez . . . vous avez des couleurs charmantes ce matin . . . {Henriette le salue froidement et tovL)