ACTE DEUXIÈME
BLANDINET. Ah! je la connais celle-là !
HenRrigTre. Plaît-il ?
BLANDINET. Prenez votre manchon . . . votre complice
HENRIETTE. Comment? (Elle porte le manchon sur 5 la chaise à gauche où se trouve la chaussure.)
B2ANDINET. Oh! je vois clair maintenant: cc:
sorties fréquentes et prolongées . . . ces bains d’une longueur invraisemblable.
HENRIETTE. Que voulez-vous dire ? 10
BLANDINET. Madame, vous avez une intrigue .
il est impossible que vous n’ayez pas une intrigue.
He "1gT7TrEe. Ah çà! deviens-tu fou ?
BLaxoiNer. Raisonnons' Êtes-vous jeune? oui . . - êtes-vous jolie? oui. . . êtes-vous coquette ? 15 oui.
HenRietre. Non!
BLanNDiNET. Toutes les femmes le sont! ... et vous voulez me faire croire que depuis six ans que nous sommes mariés, on ne vous a jamais fait la cour . . .»0 Allons done ! ce serait honteux !
HenrierrEe. C’est pourtant la vérité .
BLANDINET. Donnez-moi votre parole d'honneur !
HENRIgTTE (se troublant). Mais .
BLANDINET. Vous hésitez . . . c’est 7 aveu . . .0s Ses lettres, madame, je vous demande : ; lettres.
Henrigrre. Des lettres! mais je vous prie de croire qu'il ne m'a jamais écrit ! .
BLANDiINFT (avec force). Il! ...ily a un à... j'en étais sûr ! 30
HENKIETTE (à part). Maladroite !
BLANDINET. Son nom, madame . ..le nom du
misérable !
HENRIETTE, Vous voulez le savoir ?
BLANDINET. Oh! oui!
HENRIETTE. Eh bien! c’est Tiburce, votre neveu !