‹ Les petits oiseaux [microform]Chapitre 67 sur 83 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

BLANDINET (lui serrant la main). Ah! Gustave !

AUBERTIN. Mais aujourd’hui . . . jesuis riche . .. plus riche que toi peut-être, et j'ai l'honneur, monsieur, de vous demander la main de votre fils .

BLANDINET. Trop heureux . . . certainement ! 5 (Haut, s'oubliant.) Ma lettre . . . si je pouvais . . . (Il veut la prendr )

AUBERTIN. Qu’as-tu donc? Ah! ta lettre!

BLANDINET. (s’efforçant de sourire). Elle est inutile ! rends-la-moi ! 10 AUBERTIN. Du tout . . . je veux savoir ce que tu

m'écrivais . . .

BLANDINET. Non!

AUBERTIN (owrant la lettre). Ah! mon Dieu!

BLANDINET (à part). Çayest!! queluidire? (Jo-15 serx entre du fond, s'arrête aux premiers mots D'AUBER- TIN et écoute la scène.)

AUBERTIN. “Une catastrophe imprévue!”” ah!

mon pauvre ami! Ce qu’on dit est done vrai? je n’osais pas t’en parler ! 20

BLANDINET. Quoi donc ?

AUBERTIN. Tes banquiers . . . Messieurs Turneps et compagnie . . .

BLANDINET. Eh bien ?

AUBERTIN. Ils sont en fuite !

BLaNDiINET. Ah! mon Dieu! que dis-tu là?

AUBERTIN. Est-ce que tu ne le savais pas ?

BLANDINET. Non!

AUBERTIN (snontrant la lettre). Mais alors . . .

BLANDINET (vite). Si! si! la catastrophe! mais 30 où sont-ils ?

AUBERTIN. On n’en sait rien encore !

1Cayest! “ There you are !”’

BLANDINET. Mais j'ai trois cent mille francs chez eux! je suis ruiné !

Josepx. Ruiné!

AUBERTIN. Ah! mon ami! mon pauvre ami! quel 5scoup! toi, si bon! si dévoué! Mais sois tranquille ! du courage, nous nous reverrons ! (JL sort vivement.)

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