‹ Les petits oiseaux [microforme]Chapitre 15 sur 68 · SCÈNE IX BLANDINET, LÉONCE, puis AUBERTIN et LAURE · texte numérisé non relu

SCÈNE IX BLANDINET, LÉONCE, puis AUBERTIN et LAURE

BLanpixer. Douze mille francs, un fils de vingt ans !

Léonce. Oui... mon oncle élève les enfants au rabais.

BLaNDiNET. Ma foi! moi, j'aime mieux y mettre le prix !

AUBERTIN (entrant par le Jond avec Laure), Bonjour, Blandinet . . . (Léonce vu à Laure et la conduit à droite où elle s'assied.)

BLanDiner. Eh! c’est Aubertin ... qu’as-tu donc!

AUBERTIN (bas à Blundinet). Rien! Renvoie les enfants, j'ai à te parler...

BLANDINET. A moi?...({Jaut à Léonce.) Conduis done Laure près de ta mère. . - je crois qu’elle a quelque chose à lui remettre,

LAURE (se lève). Mon lot... pour ma loterie . .. Franchement, je venais le chercher.

BLanDiner. Allez, mes enfants . (Laure et Léonce sortent par la droite).

SCENE X BLANDINET, AUBERTIN BLaNDINET. Voyons ! parle... tu as l'air tout bouleversé, AUBERTIN. Je crois bien... voilà trois nuits que je n'ai

pas fermé l'œil ...

BLANDINET, Ta femme est donc malade !

AUBERTIN. Non! mon ami... depuis un mois, je suis sans nouvelles de la Belle Irma.

BLanDiner. Comment ! la Belle Jrma ?

AUBERTIN. Un bâtiment que j'attends d'Amérique.

BLanDiNer. Ah! à la bonne heure! la belle Irma, j'ai cru que c'était...

AUBERTIN. I] devrait être au Havre depuis huit jours...

L'EST NET TE TUE Er

BLANDINET (suivant son idée). Je n'aurais pas approuvé ça...

AUBERTIN. Et on ne le signale pas encore...

BLanniNer. Alors, il est en retard, ton bâtiment.

AUBERTIN. Si ce n'était que ça!... J'ai été avisé, il y a deux mois, qu’il avait réussi à forcer le blocus . .…. mais peutêtre a-t-il été rencontré en mer par les croisières américaines -.. Un navire magnifique ... tout chargé de coton ... et aujourd’hui le coton . . . c'est de l'or! ...

BLaNniner. Tu es assuré?

AUBERTIN, Mais non! aucune compagnie n’a voulu me garantir les risques de guerre... Comptant réaliser ma cargaison j'ai pris des engagements . . . J'ai uno échéance très lourde . . . et si après-demain, à midi, je n'ai pas réalisé une somme . . . que je n'ai pas, je serai peut-être forcé de suspendre mes payements. .

BLANDINET. Oh! mon Dieu, mon pauvre ami! ... et combien ?... combien te faut-il ?

AUBERTIN. Il me fallait une somme énorme .

BLANDINET. Énorme ?

AUBERTIN. J'ai fait flèche de tout bois . … et il me manque encore 50,000 francs !

BLANDINEr, Ah! merci!...tu m'as fait peur.

AURERTIN. Quoi donc ?

BLANDINET. Je craignais de ne pas pouvoir te les prêter.

AUBERTIN, Comment! toi!

BLANDINET. Parbleu!

AuBerTin. Eh bien! non!... non, je ne veux pas!

BLaNDiNeT. Pourquoi?

AUBERTIN. Parce que . . . si mon navire n'arrive pas, je ne suis pas sûr de pouvoir te les rendre . ..

BLANDINET. Où serait le mérite si tu étais sûr de me les rendre? Autant prêter à la Banque de France alors! ...

AUBERTIN. Mais... ;

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