‹ Les Petits Poèmes grecsChapitre 114 sur 395 · HYMNE XXXIII · texte numérisé non relu

HYMNE XXXIII

Muses aux yeux noirs, célébrez les Dioscures, descendans deTyndare, beaux enfans de la brillante Léda , Castor écuyer habile et le noble Pollux. Sur les cimes du Taygète, haute montagne, Léda s'étant unie d'amour au formidable Jupiter donna le jour à des fils destinés à être les sauveurs des faibles humains et à protéger les navires, lorsque les tempêtes furieuses se précipitent sur )a mer implacable. Les nautoniers implorent les fils du grand Jupiter et leur immolent des agneaux sur la poupe ; les vents furieux et les vagues amoncelées de la mer menacent d'engloutir le navire : alors, portés sur leurs ailes rapides, les Dioscures apparaissent dans les airs, apaisant les vents déchaînés et les tempêtes , ils calment les flots de la mer devant les nautoniers et font briller pour eux des signes favorables. La joie descend dans le cœur des matelots ; ils cessent leurs travaux pénibles.

Je vous salue, ô Tyndarides î conducteurs de rapides coursiers , je ne vous oublierai jamais, et je vais dire un autre chant.

FRAGMEXS.

AUX HABITANS DE NF.OTYCHOS, Colonie de Cyme .

Ayez pitié d'un malheureux sans asile et qui

FKAGMENS.

n'a pu trouver riiospilalitè , 6 vous qui habitez cette belle cité, fille aimable de Cyme , et buvez aux pieds du moot Sédône, à la haule chevelure, l'eau divine de l'Hermus aux gouffres immenses qu'enfanta l'immortel Jupiter.

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