‹ Les Petits Poèmes grecsChapitre 179 sur 395 · SUR BACCHUS · texte numérisé non relu

SUR BACCHUS

Quand ce fils de Jupiter , ce riant Bacchus qui délivre les soucis, vient s'emparer de mon âme, sa douce liqueur m'enseigne à danser.

xxvm.

A UNE JEUNE FILLE

Allons, peinlre habile, loi qui règnes à Rhodes sur un art fameux, peins ma maîtresse absente, peins-la comme je vais le le dire : Peins d'abord des cheveux fins et noirs, et, si la cire le permet, qu'ils exhalent de doux parfums ; sur le côté des joues arrondies, peins des boucles flottantes, et sous une chevelure d'ébène, peins le haut d'un fronl d'ivoire ; aie soin de ne pas confondre et de ne pas séparer les sourcils : fais-les expirer insensiblement à leurs extrémités; montre avec vérité ses yeux de flamme azurés comme ceux de Minerve , humides comme ceux de Vénus; peins son nez et ses joues en mêlant des roses avec du lait ; peins des lèvres où repose la persuasion et qui appellent le baiser; sous un menton délicat, autour d'une gorge d'albâtre, que toutes les Grâces viennent folâtrer ; revêtsla de pourpre et ne laisse voir qu'un peu d'at-

ODES

trait* , indice d'un beau corps. Arrête, arrête, je le vois ! O portrait! lu vas parler.

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