‹ Les Petits Poèmes grecsChapitre 194 sur 395 · LUI · texte numérisé non relu

LUI

SUR LES AMANS

Les chevaux portent sur la croupe l'empreinte d'un fer brûlant; le Parthe se reconnaît à sa thiare ; moi je reconnais de suite ceux qui aiment : ils portent dans le Tond de leur âme un cachet de triste inquiétude.

LJV.

SUR LUI-MÊME

Déjà mon front est dépouillé , ma tête blanchit , l'aimable jeunesse s'est enfuie loin de moi; mes dents même ont vieilli. Il ne me reste plus longtemps à jouir des douceurs de la vie. Pour moi qui redoute le Tartare. celte pensée me tire souvent des soupirs : l'aspect de ce séjour est affreux , la pente qui y conduit est horrible. Tous les mortels y descendent : nul n'en connaît le retour.

SUR LUI-MÊME

Allons, enfant, apporte-moi une large coupe, que je boive à longs traits. Mélange cinq mesures de vin vieux avec dix mesures d'eau afin que nul excès ne vienne troubler les joies de Bacchus

Allons, verse du vin*, mais point de cris, point de tumulte; gardons-nous d'imiter l'ivresse brutale des Scythes : buvons , buvons au milieu des chants les plus aimables.

SUR L'AMOUR

Je chante l'Amour, ce gracieux enfant ! Son front est paré de mille fleurs ; c'est lui qui est le vainqueur des dieux , c'est lui qui dompte les mortels.

émaillés que le zéphir caresse do sa délicieuse et suave haleine , d'admirer les richesses de Bacchus , et sous l'ombre heureuse des pampres d'étreindre en ses bras une jeune fille respirant Vénus tout entière.

SUR LUI-MÊME

Donnez-moi la lyre d'Homère sans la corde des combats. Apportez les coupes des festins ; apportez-moi des œillets , je les mêlerai. Après avoir bu, je danserai gatment ; dans ma sainte fureur, je chanterai sur ma lyre le pétulant Bacchus.

Page 1