‹ Les Petits Poèmes grecsChapitre 283 sur 395 · ALLIA · texte numérisé non relu

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leur et la Force (1, que tu plaças au pied de Ion trône. Tu chargeas aussi le prince des oiseaux d'annoncer les augures; puisses-tu n'en envoyer que d'heureux A mes amis!

O Jupiter! lu Tes réservé l'élite des mortels. Ce ne sont ni les nochers, ni les guerriers, ni les poètes. Tu laisses à des dieux inférieurs le soin de proléger; mais ce sont les rois eux-mêmes , les rois qui tiennent sous leur main le laboureur, le guerrier, le matelot, tout enfin; car esl-il rien qui n'obéisse à son roi! Qu'à Vulcain donc soit consacré le forgeron, à Diane le chasseur, à Mars le soldat , à Phébus le chanteur; à Jupiter appartiennent les rois. Rien n'est plus saint que les rois, aussi toi-même en as fait ton partage. Tu leur as confié la garde des villes ; mais du haut des citadelles , tu veilles sur ceux d'entre eux qui dirigent ou détournent les voies de la justice. Tu leur accordes à tous les richesses et l'opulence, mais avec inégalité; témoin mon roi , qui l'emporte de si loin sur les autres. Il accomplit le soir ses projets du malin ; le soir, les plus vastes, les moindres aussitôt qu'il les forme ; tandis que pour remplir les leurs, il faut au reste des rois une année, souvent plus , et combien de fois encore n'as-lu pas confondu leurs desseins cl rompu leur effort!

Salut , puissant fils de Saturne , dispensateur des biens et du bonheur! Où est-il celui qui pourra chanter tes ouvrages? il ne fut, il ne sera jamais. Eh ! qui pourrait chanter les ouvrages de Jupiter?

Salut, ô père des dieux, salut ! Donne-nous la richesse et la verlu. L'opulence ne peut rien sans la vertu, ni la vertu sans l'opulence ; donne-nous donc , ô grand dieu ! et richesses et vertu.

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