‹ Les Petits Poèmes grecsChapitre 329 sur 395 · ÉPITAPHE · texte numérisé non relu

ÉPITAPHE

Née en Lybie, ensevelie à la fleur de mes ans 'sous la poussière ausonienne, je repose près de Rome le long de ce rivage sablonneux. L'illustre Pompée qui m'avait élevée avec une tendresse de mère, a pleuré ma mort et m'a déposée dans un tombeau qui m'égale, moi pauvre esclave, aux Romaine» libres. Les feux de mon bûcher ont prévenu ceux de l'hymen. Le flambeau de Proserpine a trompé nos espérances.

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