‹ Les Petits Poèmes grecsChapitre 330 sur 395 · SUR L'INVENTION DES MOULINS A EAU · texte numérisé non relu

SUR L'INVENTION DES MOULINS A EAU

O vous qui faliguez vos bras a moudre le blé, ô femmes! reposez-vous maintenant : laissez les coqs vigilans chanter au lever de l'aurore, et dormez à votre aise : ce que vous faisiez de vos mains laborieuses les Naïades le feront , Cérés le leur a ordonné. Déjà elles obéissent; elles s'élancent au bout d'une roue et font tourner un essieu : l'essieu par les rayons qui l'entourent fait tourner avec violence la masse pesante des meules qu'il entratne. Nous voila donc revenus à la vie heureuse, paisible et facile de nos ancêtres : nous n'avons plus à nous inquiéter de nos repas, nous allons jouir enfin sans peine des doux prôsens de Cérés.

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