SUR UN DAUPHIN
D'un inconnu.
Les flots et une tempête horrible m'ont jeté sur le rivage; spectacle affreux d'une triste destinée! mais sur la terre on a de la miséricorde. Ceux qui m'ont vu m'ont élevé un tombeau. La mer qui m'avait engendré m'a perdu. Quelle confiance faut-il avoir en Neptune, puisqu'il n'épargne pas son propre enfant.
Salut, malheureux naufragé ; quand tu arriveras aux enfers n'accuse pas de la mort les flots de la mer, mais les vents : ce sont eux qui t'ont englouti; mais les flots bienfaisans t'ont porté sur la rive, où la piété de tes parens t'a élevé un sépulcre.
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De FUccuj.
Fuis les fatigues de la mer; adonne-toi plutôt aux travaux fertiles des bœufs si tu veux arriver heureusement au terme d'une longue vie. Jamais sur la mer les bommes n'ont eu le temps de voir blanchir leurs cheveux.