‹ Les Petits Poèmes grecsChapitre 369 sur 395 · PYTHIQUE IV · texte numérisé non relu

PYTHIQUE IV

(1) Foi de Cyrêne. Ville d'Afrique. Neptune avait appris à ses habitans à dompter les chevaux.

(2) Ordonna à Battus. Ce prince était l>ègue ; il se nommait encore Aristole.

(3) Dans Théra. Théra ou Callisla, une des Iles les plus méridionales de l'Archipel.

(4) Ainsi s'accomplit l'oracle. Les Argonautes étant tombés dans les Syrtes , écueils dangereux de la Libye, furent contraints, par le conseil de Médéc , a transporter sur leurs épaules leur navire desassemblé. Après avoir marché douze jours à travers l'Afrique, ils arrivèrent au bord du lac Tritonidc, où Euripyle , fils de Neptune, donna à Euphémus, un de leurs chefs, une glèbe ramassée à terre , comme

préscnl d'hospitalité. Elle tomba dans la mer près de Théra.

(5) La fille d'Épaphus. D'Épaphus , fils de Jupiter et dTo, naquit Lybie, qui donna son nom à une partie de l'Afrique.

(6) Dans Ténare. Ville de Laconie, près de laquelle était une porte des enfers.

(Vucat.)

(7) Aux fils des femmes étrangères. Au relour de leur expédition, les Argonautes s'arrêtèrent à Lcmnos et eurent des Lcmniennes plusieurs enfans. Ceux-ci étant devenus grands se rendirent à Laoédémone. Les Spartiates les reçurent avec bonté, mais ayant découvert qu'ils conspiraient contre eux, ils les mirent en prison. Leurs mères, ayant trouvé moyen de pénétrer jusqu'à eux, les firent évader en prenant leurs habits et en restant à leur place. Ils allèrent, à la suite de Théras et Samus, fonder une colonie dans l'ile de Callisla, nommée depuis Théra.

(8) Des Argonautes Myniens. LesTbcssaliens qui suivirent Jason faisaient remonter leur origine à Mynias, fils de Neptune.

(9) Des fils d'Êole. Éson était fils de Créthée, roi dTolcos, et Créthée fils d'Eole.

(10) De Pytho, centre de la terre. Jupiter voulant connaître exactement le milieu de la terre, lâcha des extrémités du monde , à l'orient et à l'occident , deux aigles d'égale vitesse ; ils se rencontrèrent à Delphes.

(l i) Étranger et citoyen. Étranger, comme élevé loin de sa patrie ; citoyen, comme fils d'Éson.

(12) Qu'habitent avec lui Philyre et Chariclo. Philyre était mère du Centaure, et Chariclo, sa femme ; ses deux ûfe s'appelaient Ocyroë et Eudéis.

(13) Éole la reçut. Il ne s'agit point ici du dieu des vents, mais d'un autre Éole, fils d'Hellen, qui eut pour père Dcucalion, fils de Promélhée.

(t 4) Noble rejeton de Neptune Pétréen. Surnom de Neptune que les Thcssaliens croyaient avoir entrouvert les rochers pour donner un libre cours au Pénée. Ce dieu était encore honoré de ce nom dans le lieu où il avait fait sortir d'un rocher le premier cheval.

(i 6) L'ombre de Phrixus. Il élait Gis d'Athumus et frère d'Hellé. Pendant qu'il était avec sa sœur chez Créthée leur oncle, une peste ravagea le pays. L'oracle, consulté, répondit que les dieux s'appaiseraienl pourvu qu'on leur immolât les dernières per-

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