‹ Les Petits Poèmes grecsChapitre 96 sur 395 · HYMNE V · texte numérisé non relu

HYMNE V

Elle a pour empire les bords de l'Ile de Cypre . où le souffle humide du zéphyr la transporte sur une molle écume à travers les vagues mugissantes de la mer. Les Heures aux riches bandeaux la reçoivent avec allégresse et l'ornent de vêtemens divins : sur son front immortel elles placent une belle couronne d'or admirablement travaillée , dans ses oreilles percées des bijoux d'orichalque, enrichis d'or pur; elles environnent son cou délicat d'un collier d'or qui retombe sur sa blanche poitrine, admirable collier que portent les Heures elles-mêmes quand elles se rendent aux danses des dieux et dans le palais de leur père. Sa toilette achevée, elles conduisent cette déesse dans l'assemblée des immortels. Ceux-ci la saluent et lui présentent la main. Chacun d'eux désirerait conduire en «a demeure cette aimable vierge pour en faire son épouse , tant Cythérée couronnée de violettes leur semble digne d'admiration.

Salut, déesse au regard séduisant , au don\ sourire : accordez-moi la victoire dans ce combat , protégez les accensde ma voix : moi, je ne vous oublierai pas et je vais chanter un autre hymne.

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