‹ Les petits poèmes grecsChapitre 149 sur 358 · XI · texte numérisé non relu

XI

AU MÊME AGÉSIDAME.

Comme le souffle des vents est nécessaire au pilote ; comme les douces rosées du ciel , filles des nues , réjouissent le laboureur , ainsi les hymnes , par leur harmonie , récompensent les travaux et les succès de l'athlète victorieux , le rendent l'objet de l'entretien des siècles à venir et sont la preuve assurée de ses immortelles vertus.

Les hymnes que chante ma bouche en Thon-

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ncur des vainqueurs olympiques n'ont point à craindre les traits de l'envie : telle est la faveur que les dieux accordent au génie et à la sa-

Fils d'Archestrate (2) , je vais , pour célébrer ta victoire au pugilat, ajouter l'ornement de mes vers à ta couronne d'olivier (3) , mille fois plus précieuse que l'or, et mes chants seront un nouveau témoignage de l'intérêt que je porte au peuple de la Locride.

Yolez , Muses , volez vers la cité qu'il habite -, mêlez-vous à ses chœurs et à ses fêtes. Vous trouverez , j'en suis garant , un peuple hospitalier, sage , belliqueux et ami des arts. Vit-on jamais le lion intrépide (4) et le renard adroit dépouiller le caractère dont la nature les a doués ?

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