‹ Les petits poèmes grecsChapitre 201 sur 358 · HYMNE A VENUS · texte numérisé non relu

HYMNE A VENUS

Immortelle Vénus, fille de Jupiter, toi qui sièges sur un trône brillant et qui sais habilement disposer les ruses de l'amour, je t'en conjure , n'accable point mon âme sous le poids des chagrins et de la douleur. Mais plutôt viens à ma prière comme tu vins autrefois , quittant le palais de ton père et descendant sur ton char doré. Tes charmans passereaux t'amenaient de l'Olympe à travers les airs qu'ils agitaient de leurs ailes rapides. Dès qu'ils furent arrivés , ô déesse ! lu me souris de ta bouche divine ; lu me demandas pourquoi je t'appelais; quels tourmens ressentait mon cœur , en quels nouveaux désirs il s'égarait ; qui je voulais enchaîner dans les liens d'un nouvel amour : « Qui oserait te faire injure, ô Sappho I S'il te fuit aujourd'hui , bientôt il te recherchera -, s'il refuse aujourd'hui tes dons , bientôt il t'en otïrira luimême; s'il ne t'aime pas aujourd'hui, il t'aimera bientôt lors même que tu ne le voudrais plus. »

O viens , viens donc aujourd'hui , déesse , me délivrer de mes cruels tourmens ! Rendstoi aux désirs de mon cœur ! Ne me refuse pas ton secours tout-puissant 1

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