‹ Les petits poèmes grecsChapitre 202 sur 358 · A UNE FEMME AIMÉE · texte numérisé non relu

A UNE FEMME AIMÉE

Il me paraît égal aux dieux celui qui , assis près de toi doucement , écoute tes ravissantes paroles et te voit lui sourire ; voilà ce qui me bouleverse jusqu'au fond de l'âme.

Sitôt que je te vois , la voix manque à mes lèvres , ma langue est enchaînée , une flamme subtile court dans toutes mes veines , les oreilles me tintent , une sueur froide m'inonde , tout mon corps frissonne , je deviens plus pâle que l'herbe flétrie , je demeure sans haleine , il semble que je suis près d'expirer.

Mais il faut tout oser puisque dans la nécessité

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