‹ Les petits poèmes grecsChapitre 307 sur 358 · SUR LES OISEAUX · texte numérisé non relu

SUR LES OISEAUX

D'Argentarius.

Ne chante pas plus longtemps sur le chêne élevé, ne fais pas entendre davantage tes doux accens, ô doux oiseau : cet arbre t'est dangereux ; va aux lieux où naît la vigne, qui s'ombrage de feuilles verdoyantes ; là tu peux t'arrêter, et , de ton gosier flexible , tirer des sons cadencés. Le chêne ne produit guère qu'une glu ennemie ; la vigne au contraire produit le raisin, et Bacchus aime les chanteurs.

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D'un inconnu.

Fille de l'Attique , nourrie de miel , toi qui chantes si bien , tu enlèves une cigale > bonne chanteuse comme toi, et tu la portes pour nourriture à tes petits oiseaux. Toutes deux ailées, toutes deux habitant ces lieux, toutes deux célébrant la naissance du printemps, ne lui rendras-tu pas la liberté ? Il n'est pas juste qu'une chanteuse périsse du bec d'une de ses semblables.

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