‹ Les petits poèmes grecsChapitre 6 sur 358 · AUT1QUE · texte numérisé non relu

AUT1QUE

1 navigation errante , et ce qu'ils eurent encore à [ souffrir dans la Crète lorsqu'ils aperçurent le Géant. Celui-ci ne permit à aucun navire d'entrer dans le port, et pressés de tous les côtés par les ondes frémissantes , battus par les noires tempêtes nous avons craint que notre navire rapide ne fût brisé par les rochers. Péan, qui lance au loin ses traits , du sommet de Délos lança un j dard qui se voit encore au milieu des Sporades. I C'est de là que les hommes qui habitent à l'en- | tour ont appelé cette île Cranaë. Mais il n'était i pas permis même à cet écueil d'être la cause de la perte de Jason , car il portait avec lui le prix de sa sauvegarde. Lorsque nous fûmes arrivés aux côtes de Malas , les Minyens voulurent suivre les conseils de Circé, etpersuadués par ses avis, ils voulurent échapper à la colère d'Eète et de la furie qui punit les crimes ; alors , au nom des Minyens, je fis les sacrifices expiatoires et je suppliai Neptune, qui heurte la terre, de vouloir bien accorder aux héros fatigués un heureux retour dans leur patrie et auprès de leurs parens chéris. Ensuite ils dirigèrent leur navigation vers la ville magnifique de Yolcon; moi je rentrai dans Ténare, battu de vents, pour faire des sacrifices aux rois illustres qui tiennent les barrières de l'enfer souterrain. Parti de là, je dirigeai ma course vers la Thrace neigeuse et dans la région des Libèthres,ma patrie, et je rentrai dans la grotte dans laquelle ma mère me conçut en partageant la couche du magnanime OEagre.

FIN DE L'APiGONAUTIQUE.

HYMNES

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