‹ Les peuples orientaux connus des anciens ChinoisChapitre 15 sur 87 · I. Le texte original du Rapport de Taojen, se trouye · texte numérisé non relu

I. Le texte original du Rapport de Taojen, se trouye

me permet point de le reproduire ici. Je

j me bornerai, pour servir d'introduction f • • ' «. j

aux remarques que je vais présenter, de donner le résumé de ce rapport que j'emprunte à un traité de géographie chinoise ^ :

« Sous la dynastie actuelle, la première année de la période Young-hi (984 de notre ère), un bonze japonais nommé Taojen se rendit par mer, avec cinq ou six disciples, dans notre pays (en Chine), et y apporta en présent des vases de cuivre d'une rare perfection. L'empereur Taïtsoung le reçut en audience et lui donna pour résider la pagode Tai-ping-hingkoueh'Sse (litt. t la Pagode du pays où abonde la Grande paix »); il lui fit, en outre, présent d'un vêtement violet et le

!| dans le Pien-i-tien, livr. xxxiii, p 26 (Notice du règne de

I Taï-tsoung, première année yoiing'hi, de la dynastie des

Soung; an 984. de notre ère )

; I. Tchu-fan-tchi, première section, fol. 40 —J'ai pu-

I blié la traduction complète de la notice que celte géogra-

' phie nous fournit sur le Japon, dans le Journal asiatique

; de 1861 - Voyez également le Pien-i-tien, liv. xxxiii,

combla de faveurs. Il apprit de lui que les souverains du Japon formaient une seule lignée de descendants, que les mandarins eux-mêmes se succédaient de père en fils.

« C'est pourquoi l'Empereur poussa un soupir; et, s'adressant à son ministre Soiing'ki, surnommé Li-fang, lui dit :

a Chez les barbares de ces îles, le pouvoir se perpétue indéfiniment, et les magistrats, grâce à ce principe d'hérédité, se succèdent sans interruption. N'est-ce pas la voie de l'antiquité? »

« C'est ainsi que les barbares d'une île ont causé de l'émotion à l'empereur Taïtsoung. Ne seraient-ils pas, par hasard, les descendants de ces barbares dont Taïpeh ^ changea jadis les mœurs à l'aide des institutions de la Chine? n

I . Tai'peh, oncle du vertueux et célèbre Wen-wang^, et fils aine de Kou-koung, abandonna la cour à la mort de ce prince, pour ne pas causer d'embarras à son père qui paraissait désirer pour successeur son plus jeune frère Ki' lih. 11 se retira alors chez les King-man, au sud du fleuve Kiang, dans la province de Kiang-nan. Rappelé bientôt par

5o ETHNOGRAPHIE DES CHINOIS

TaO'jen, auquel on doit les documents qui vont nous occuper, était moine du mont Yei'San, au Japon; il appartenait à la célèbre famille des Fuii-wara, Après avoir habité cinq ans la Chine, où Fempereur Taîtsoung lui avait fait le plus gracieux accueil, il revint au Japon en l'an 987, rapportant avec lui plusieurs ouvrages chinois, notamment le Hiao* king ou c Livre sacré de la Piété filiale », ainsi que quelques livres bouddhiques. 11 mourut en 10 16, et reçut le titre posthume de Kô-:[i daisi.

Ce moine ne comprenait pas Ja langue chinoise parlée, mais il était habile à tracer les caractères li-chou, écriture dite tf des bureaux ^ », de sorte qu'il put ré-

Ki-Iih, pour régner sur le pays de Tcheou, conformément à la dernière volonté de Kou-koung, il s'y rendit pour assister aux obsèques du feu roi, mais il refusa absolument de prendre en mains les rênes de l'Etat, insistant sur ce que Ki lih était celui que son père avait souhaité avoir pour héritier. 11 s'en retourna donc chez les King-man, où il répandit la doctrine des anciens sages et fonda le royaume de OUf en 1229 avant notre ère

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