I. Voyez, sur ce genre particulier de calligraphie, ma
pondre par écrit aux questions qui lui furent adressées. A cette époque, la littérature de la Chine était déjà répandue chez les Japonais qui possédaient notamment les Ou'king ou « Livres canoniques >, plusieurs ouvrages sacrés du bouddhisme, et l'anthologie de Peh Lo-tien^ intitulée Peh'kiU'jrih'tsih^ en soixante-dix volulumes 1.
Suivant le rapport de Tao-jen, les monnaies japonaises portaient toutes pour inscription, en caractères chinois, les mots Kien-wen ta-pao ^. Je manque d'ouvrages de numismatique indigène pour rechercher à quelle pièce il est tait allusion. Je crois cependant qu'il s'agit d'un
Notice sur l'écriture chinoise et les principales phases de son histoire {PaLTis, 1854, in-8°), p. 11.
I . Peh Lo-tien est un poète célèbre qui vécut sous la dynastie des Tang. — D'après le texte dont s'est servi M. le marquis d'Hervey de Saint-Denys (ethnographie des peuples étrangers, t. I, p. 9 5), il faudrait lire : « Soixante-dix volumes d'ouvrages divers qui sont tous venus de l'Empire du Milieu >
2* S/j .^C yV ^ST Kien-wen ta-pao
sapèque fondu la seconde année de l'ère
ten-toku (958), sous le règne de l'empereur Miira-kami (62® mikado). En ce cas, les auteurs chinois auraient fait une erreur dans la reproduction des signes tracés sur cette médaille, erreur qui peut s'expliquer facilement si l'on jette les yeux sur la pièce en question. Au lieu de wen 1, il faudrait youen 2 et la légende entière devrait être lue : Kien-youen tapao.
On comptait soixante-quatre 3 générations de souverains au Japon, à l'époque
pC