Yeou-yeou^koueh
1 . Le nom de ce royaume est répété deux fois dans la liste donnée oar l'auteur chinois.
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Les renseignements que nous fournissent; sur rhistoire et Tethnographie coréennes, les auteurs chinois, sont souvent, dans leurs écrits, Tobjet des plus fâcheuses confusions -, et il n'est pas rare de trouver reproduites, à peu près textuellement sur un peuple, des indications qu'on a lues ailleurs, à propos d'un autre peuple. D'ailleurs, la plupart de ces auteurs n'ont fait que se répéter; et le célèbre Ma Touan-lin lui-même, dans la partie ethnographique de son œuvre, se borne presque toujours à abréger les documents insérés dans les grandes Annales de la Chine, sans y ajouter quoi que ce soit et sans faire, sur un seul passage, le moindre travail de critique. Ce procédé est d'autant plus regrettable qu'il entraîne des contradictions flagrantes et des erreurs de tous les instants.
J ai vainement cherché, dans les ouvrages chinois qui sont à ma disposition, quelques éclaircissements au sujet d'un grand problème ethnographique que j'ai
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soulevé, il y a déjà bien des années ^, à la suite de recherches faites au sujet de la paléographie coréenne. Frappé de la ressemblance des caractères usités en Corée avec les anciennes lettres de récriture indienne (et même avec les lettres tibétaines encore en usage de nos jours), je me suis demandé dans quelles circonstances et à quelle époque les signes de Talphabet devandgart avaient traversé diagonalement Tempire Chinois et pénétré dans la péninsule de Textréme Orient, à laquelle les Japonais prétendaient évidemment à tort les avoir apportés. Non seulement les Coréens ont possédé une écriture d'origine indienne, mais on peut même dire qu'ils Tout perfectionnée, car ils sont parvenus à noter d*une façon absolument distincte et indépendante chaque consonne et chaque voyelle; tandis que, dans le dêvanâ-
I. Voy. mon Aperçu sur la langue Coréenne, p 8 (extrait du Journal asiatique de i 864), et mes Questions d'archéologie japonaise, p. 1 3 et sv. (extrait des Comptes- Rendus de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1883).
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garî, il faut faire usage d'un signe spécial et additionnel (virâma) pour enlever à une consonne la voyelle a qui lui est toujours inhérente. Comment se fait-il alors que ce peuple ait joui d'une écriture infiniment plus simple, plus claire et plus parfaite que celles de ses voisins, et ne se soit pas élevé plus haut sur l'échelle de la civilisation ? Les migrations indiennes qui ont apporté, dans le pays de Tchao-sien, les caractères indiens, n^ont pas été sans y introduire les grandes doctrines du brahmanisme et du bouddhisme, et, avec elles, les principaux monuments de la littérature hindoue. Les annales du Japon nous apprennent, en effet, que c'est par la Corée que la religion de Çâkya-mouni, et aussi les premiers livres de la Chine, arrivèrent dans les îles du Nippon. Lorsque nous connaîtrons mieux la dernière terra incognita de l'Asie orientale, nous trouverons probablement Texplication de tous ces faits qui jusqu'à présent sont environnés de regrettables obscurités ; et il n'est pas impossible que les progrès de Pérudi-
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tton ne nous découvrent bientôt une période brilUnte et encore ignorée de la civilisation dans CCS contrées lointaines du monde asiatique.
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