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LA COCHINCHINK ET LE CAMBODGE I

jappnaîse, ce pays de 'An-sih est indiqué dans la direction des khanats du Turkestan, au nord du pays des Musulmans Hoeï-hoeï ou Tadjiks à habits blancs. 11 faudrait donc, pour se mettre d^accord avec les données des géographes chinois, supposer , dans l'antiquité , Texistence d'un empire de Fou-nan d'une immense superficie, parlant tout au moins du sud de la Chine au-delà du Tongkin pour gagner, au travers des contrées montagneuses de l'Himalaya (Sioiieh-chan) et du Tibet, la région située au sud-ouest de la Bactriane (!). Et ce grand empire était une île ^ (!!).

L'Encyclopédie intitulée Youen-kienloiii'han nous fournit, à son tour, la liste des petits royaumes qui dépendaient du puissant état àt Fou-nan, Ce sont Poulo tchoung, autre pays de niam-niams, où tous les hommes ont une queue de 5 à 6 pouces de long, et pratiquent l'anthropophagie; Yeou-poh, au sud-est

I Wen-hien-touttg-'kao, livr, cccxxxi. p i8.

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de rinJe ; Hoang-tieh, situé au sud-est du Yeou-poh; Pi-lou; Ma'ou\ Pou-tan\ Tan-lan ; Kiu yen , Pin-no-tchouen; ^Ou»

wen\ Sse-tiao] et Lin-yang. Ce dernier pays était situé au sud-ouest de Founan;\Q bouddhisme y était pratiqué, et on y comptait plusieurs milliers de qramanas (cha^men, c'est-à-dire t religieux ») ^

La plupart de ces peuples ne sont l'objet que d'une simple mention dans les auteurs chinois, du moins dans ceux que j*ai eus à ma disposition. Un très petit nombre seulement semblent répondre à des noms connus en ethnographie. Les Pin-no paraissent être les Penong ou J5«wOA7g",voisinsdu Cambodge. Ils habitent dans de misérables cabanes, et n'ont point de gouvernement; ils croient à des génies qui vivent dans les montagnes et dans les foréis. Les funérailles sont l'objet de toute leur attention; ils sculptent sur les tombeaux des images d'éléphant.

1, Yoiien-kien-loui-han, livr. ccxxxiii, p. 22.

I SO EfHNOGRAPHIK DKS CHINOIS

Pi-Iou est peut-être la forme chinoise du nom d'une tribu désignée sous celui de Proou par quelques voyageurs. Mais ce n*est là qu'une conjecture, et nous avons d^autant moins de nécessité de nous y arrêter, que les auteurs chinois ne nous apprennent rien d'intéressant sur ces populations énigmatiques de l'ethnographie indo-chinoise.

Les notices chinoises sur le royaume de Tchin-lah^ nous apportent à leur tour quelques vagues indications au sujet du pays de Foii-nan, qui fut tantôt suzerain du Cambodge, et tantôt vassal de ce dernier état,

« Le pays de Tchin-la est si^.ué en mer, au sud-ouest. A l'origine, c'était un état dépendant de celui de Founan. On le nomme aussi Tclien la. Par la suite, il a été réuni au pays deFou-nansur lequel il a dominé. — Sous la dynastie impériale chinoise des Soui^ dans la période de ta-nieh S il a commencé à en-

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