VI. — EPOQUE DES TÇIN
l'indo-chine et la malaisie
Époque des Tçin (265 à 41g de notre èrej
{Fig. 18)
Sous cette dynastie, le pays de.Kiao-tchi continue à être désigné sous le nom de KiaO'tcheou qui lui avait été donné sous la dynastie des Han. Cette même dénomination, qui rappelle son incorporation dans le territoire de Pempire Chinois, lui sera conservée sous la dynastie des Peh- Soimgtl sous celle des Tsi,
C'est pendant cette période que la question du Fou~nan se présente avec ses caractères les plus énigmatiques. Les documents chinois, qui sont à peu près les seuls que nous puissions consulter, sont obscurs et parfois même contradictoires. D'ailleurs ces documents ne repo-
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sent que sur des traditions relatives à des événements qui s^étaient passés déjà depuis plus de deux siècles, lorsque la Cour de Chine commença à établir des relations avec ce pays.
Le Fou-nan dominait alors sur le Cambodge; mais rhistoire du Cambodge, à cette époque, nous est absolument inconnue, et celle du Siam,dans laquelle on au raitpeut-étre pu trouver quelque éclaircissement, est encore tout à fait fabuleuse. Le règne du célèbre Pra Ruang, au v« siècle, est lui-même en grande partie légendaire.
Il est donc évident que, dans ces conditions, les limites du Fou-nan ne peuvent être indiquées que d^une manière approximative. La meilleure autorité, diaprés laquelle on puisse les établir, est très probablement le Toung-tien, de Tou-yeou, qui nous dit que ce royaume, éloigné de 7,000 lis du pays de Jik-nan, était situé au sud-ouest du pays de Lin-i, à une distance d'environ 3, 000 lis. J'ai placé, non sans de grandes hésitations, au sud du Fou-nan le pays de Ki que nous fait