VI. — ÉPOQUE DES TÇIN 25 I
connaître également le Toung-tien; mais Texpression « au sud du Fou-nan », ne signifie pas nécessairement qu'il s'agit d'un pays limitrophe; et ce royaume de Ki, sur lequel nous manquons tout-à-fait de renseignements, pourrait être aussi une île de Tarchipel Indien. Ce qui m'a engagé à le placer aux limites du Founan, c'est que je ne crois guère ù des relations aussi anciennes entre Tlndo- Chine et les îles lointaines de la Malaisie. Quant à l'indication du Toung-tien^ reproduite également par Ma Touan-lin et suivant laquelle le Fou-nan aurait été une île, je ne puis me l'expliquer qu'autant que rindo-Chine méridionale aurait subi des transformations géologiques qui nous sont encore inconnues. De récentes études faites dans le bassin du fleuve Mékong semblent de nature à nous apporter d'importantes révélations à cet égard.
(Voy* notamment le capitaine Silvestre, dans les Mémoires de la Société des Etudes Japonaises, t. II, p. i35, et la carte annexée à ce travail.)
35l RTHNOGRAPHIE DES CHINOIS
Vir. — ÉPOQUE DES SOUI ET DES TANG 253
l'indo-chine et la malaisie
^ Époque des Soui (^58/ à 617 de notre èrej Époque des Tang [6 18 à go6 de notre èrcj
(Fig. 19)
J'ai réuni sur une seule carte les données relatives à l'Ethnographie de T Indo- Chine et de l'Archipel Indien, sous la petite dynastie des Soui et sous la longue période de la domination des Tang, afin de rappeler le voyage à Siam entrepris par Tchang'Siun, en 607 de notre ère, sous le règne de Yang-ti, voyage dont j'ai traduit pour la première fois la relation dans ce Mémoire, et qui me semble d'un intérêt quelque peu exceptionnel.
Cet intérêt s'accroiirait nécessairement s'il était possible de préciser, sur la carte, ritinéraire de cet ambassadeur chinois. Il
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est malheureusement très difficile d^identifier les localités qu'il cite avec des endroits connus de nos géographes, et de regrettables incertitudes subsistent sur le parcours suivi pour aller de Nan-haï, point de départ de l'ambassade, jusqu'à sa destination, c'est-à-dire à la capitale du Tchih-tou ou Siam. Ces localités sont t
Tsiao-chi chan, probablement une îie;
L'île de Ling-ka-poh-pah-io;
Sse-tszechi, probablement une île;
Les montagnes du royaume de Lang-ya-siu;
L'île de Ki-loung;
Les frontières de Siam.
La position exacte du royaume de Langya-siu nous est inconnue; mais je trouve dans le Youen-kien-lout-han, une notice qui en indique approximativement la situation. On y dit que le Lang-ya-siu est voisin du pays de Pan-pan, lequel était situé au S -O. du Lin-i. En outre, Ma Touan-lin place Pan-pan dans le N. d'une grande île séparée du Lin-i par une petite mer. Le Lang-ya-siu est en outre,