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dans une autre vie, étaient naturellement leur dogme et leur espérance. Pour eux^ la mort était une délivrance qui ouvrait les portes de l'Éternité; ils la voyaient arriver sans crainte ; ils la bravaient héroïquement, ne reculant pas devant le martyre quand il fallait sacrifier la vie à leur devoir et à leur foi ' .
Le peuple, frappé de leur sainteté presque surhumaine, leur attribuait un pouvoir merveilleux. Dans les époques calamiteuses, c'est à eux qu'on recourait pour intercéder auprès de l'Éternel ^. Que les Esséniens eussent la réputation de faire des miracles à une époque où tout le monde avait la prétention d'en faire, et lorsqu'il y avait partout des magiciens exploitant la crédulité publique, à Rome, en Asie, en Egypte aussi bien qu'en Judée, cela ne peut nullement surpendre; tous les hommes de Dieu en avaient fait, et la foule voyait volontiers dans les Hassidim Esséniens les successeurs des anciens prophètes, comme eux inspirés de l'esprit saint, (Rouah'ha-Kodesch)y « maîtres de l'œuvre », {Ansché-Maasséh). Ce qui est plus certain, c'est que les Esséniens étaient profondément versés dans les études médicales et connaissaient les vertus spéciales des plantes et des minéraux comme moyens curatifs '. Toutefois, en cet âge de superstition