JosKPBB, liv. H, ch. XII
fallait soigneusement s'affranchir. Une fraction de r£ssénisme admettait cependant l'union légitime des sexes, pour obéir à la loi do Dieu qui a prescrit au genre humain « de croître et de multiplier » ; mais ceux qui se mariaient, ne le faisaient qu'au bout de trois années pendant lesquelles ils avaient pu se rendre compte des mœurs de celle dont ils voulaient faire leur compagne. Quant à celle-ci, en épousant un Essénien, elle prenait l'engagement de se soumettre, comme lui, aux lois de la pureté la plus sévère.
C'étaient, d'ailleurs, des modèles de vertu, de probité^ de désintéressement et de stoïcisme. « On peut », dit Josèphe, « ajouter plus de foi à leur simple parole 1 qu'aux serments de tous autres. » Ils proscrivaient en effet tout serment à l'égal d'un parjure. On se souvient qu'Hérode, lorsqu'il exigea du peuple un serment de fidélité, en exempta les Esséniens, pour ne pas blesser leurs scrupules de conscience '.
Avec de telles idées sur les devoirs de la vie, ils ne pouvaient professer que la plus haute doctrine spiritualiste. L'immortalité de l'âme, sa responsabilité