Talmitd, Baba Bathra» 60, b
2i2 LES PHARISIENS.
Joignant la pratique à la théorie^ il se montrait animé envers les étrangers d'un tres-^incère sentiment de justice et de philanthropie. Ces) lui qui a fait consacrer ce remarquable principe de tolérance religieuse, que le code traditionnel a proclamée et maintenue même au milieu des persécutions les plus terribles. « Les justes de toutes les religions ont part à la » vie éternelle ^ »
Dans toutes les questions rituéliques, il se faisait le défenseur des classes laborieuses, ne voulant pas qu'on les surchargeât de pratiques religieuses qu'elles n'avaient ni le temps ni la possibilité d'observer. « On » ne doit, disait-il, imposer au peuple que ce qu'il » peut porter *. » — « Que l'homme, ajoutait-il, ac- » complisse, dans ses actes religieux, deux commann déments le matin et deux le soir; puis qu'il se livre » à son travail. Cela lui sera compté comme s'il avait » observé la loi tout entière '. »
Nul, plus que lui, n'était opposé aux superstitions et aux pieux excès où, dans ces temps de deuil public, certains dévots se laissaient entraîner. Ainsi, depuis la destruction du temple, des fanatiques de piété, sous prétexte qu'on ne pouvait plus offrir en sacrifice sur l'autel ni la chair des victimes