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LES PHARISIENS. 2i3

ni le vin consacré, se privaient systématiquement de vin et de viande. « Faut-il donc aussi, leur » disait Yéhoscbona, ne pas boire d'eau parce B qu'on en répandait sur l'autel, et, pour le même » motif, ne plus manger de pain ' ? » Nous avons dit plus haut de quelle façon hardie il repoussait le merveilleux en matière d'opinions et de croyances, et en quels termes énergiques il proclamait les droits souverains de la raison humaine contre l'autorité du miracle.

Une aussi large doctrine révèle la valeur de l'homme. Yéhoschoua était, dit-on, également très-instruit dans les sciences positives. La chronique rapporte que, pendant un voyage maritime, il fut d'un précieux secours pour les gens du bord, grâce à un calcul astronomique par lequel il aurait prévu l'apparition d'une comète, de nature à égarer les observations du pilote *.

Cette belle intelligence était malheureusement contenue dans la plus vilaine enveloppe qui se puisse concevoir. La laideur de Yéhoschoua est restée proverbiale, mais, comme beaucoup de disgraciés de la nature, la vivacité de son esprit faisait oublier son physique. Lors d'un voyage qu'il fit à Rome, la flUe de l'Empereur n'ayant pu s'empêcher de remarquer combien il était laid« « Ce n'est pas, lui dit-il, dans

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