jyiddah, 60. h
LES PHARISIENS. 2ol
des assurances favorables. Il parait même certain qu'Adrien alla jusqu'à manifester l'intention de rebâtir Jérusalem et le temple ^
Cette espérance fut accueillie par le peuple avec un grand enthousiasme. Elle amena la pacification bien mieux que ne le pouvaient faire les armes de Quiétus. Ce n'était malheureusement de. la part d'Adrien qu'un leurre au moyen duquel il terminait diplomatiquement une guerre qui ne pouvait se terminer militairement qu'avec beaucoup de temps et do sacrifices. Les insurgés, d'ailleurs très^afi'aiblis et découragés par leurs défaites successives, se soumirent et l'on put croire que l'insurrection était finie. Ce n'en était pourtant que le prélude ; la promesse même d'Adrien devait être la cause d'une nouvelle levée de boucliers bien autrement terrible.
Les intérêts du peuple juif étaient alors dirigés par Yéhoschoua. Gamaliel était mort quelques années après l'avènement d'Adrien. Ëléazar ben Azariah luimême avait disparu de la scène publique sans laisser de traces bien nettes de son passage à la tête de l'Académie ou du Synhédrin de Yabné. Ce qui est certain, c'est qu'on fit à Gamaliel des obsèques magnifiques qui attestent le respect que l'on avait sinon pour sa dignité patriarchale, du moins pour son titre héréditaire de successeur d'HilleP. Il laissait un fils,