‹ Les PharisiensChapitre 127 sur 258 · GuftTZ, t. IV, p. 168 et.4niv · texte numérisé non relu

GuftTZ, t. IV, p. 168 et.4niv

La persécution ne s'arrêta pas à ces actes matériel. Dénaturer les lieux, objet de la vénération des Juifs, ce n'était qu'un médiocre résultat et le but qu'il s'a* gissait d'atteindre était plus important. Le sanctuaire de pierres était détruit ; mais le Judaïsme empor» tait partout avec lui, dans l'exil, le sanctuaire spirituel de ses lois religieuses; c'est là surtout qu'il fallait le frapper. Adrien interdit, sous les peines les plus sévères, toutes les pratiques Israélites. Il fut défendu de circoncire les enfants, d'observer le Sabbath et même de lire dans les synagogues les chapitres du Pentateuque qui formaient chaque semaine une partie de l'office divin \ Trajan avait déjà édicté ces prohibitions ; Adrien remit en vigueur, avec un redoublement de sévérité, les décrets de son prédécesseur.

Quant à ceux qui avaient participé à l'insurrection, jamais le VâS victis ne s'appliqua avec plus de cruauté. Ceux des prisonniers, faits pendant le guerre, qui ne furent pas massacrés, furent vendus sur' tous les marchés publics, au prix des bétes de somme '. Dix docteurs illustres qui avaient suivi Akiba dans cette déporable aventure, furent suppliciés avec d'atroces raffuiements de barbarie ^. Akiba fut écorché vif avec

1 . C'est par suite de cette interdiction que s'établit dans la synagogue juive Tusage de lire, à la place d'un chapitre du Pentateuque, un passage des prophètes choisi de manière à rappeler l*csprit du chapitre prohibé.

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