‹ Les PharisiensChapitre 145 sur 258 · Talmud, Bullin, 137, b · texte numérisé non relu

Talmud, Bullin, 137, b

:). ibid,, Kidduschim, 31. b.

LES PHARISIENS. m

• brillante *. » Son visage, dépourvu de barbe, avait l'apparence et la délicatesse des traits de la femme ; mais d'épais sourcils, qui ombrageaient ses paupières^ y imprimaient, par contraste, une rudesse virile. Son regard avait, par suite, quelque chose de si étrange, de si sombre, de si pénétrant, que la légende a fait de lui une sorte dejettaiore dont l'œil néfaste aurait, plus d'une fois, causé involontairement la mort de ceux sur qui il se fixait ^ Toute* sa fortune consistait en une petite pièce de terre qui ne lui suffisait pas pour vivre. Aussi, chercba-t-il, dans le commerce, en s'associant avec un de ses condisciples ,Ylpba,un moyen d'augmenter son mince revenu. Mais il n'était pas taillé pour les affaires. L'étude était sa passion; elle l'absorbait trop pour qu'il pût s'occuper utilement de spéculations matérielles. Il rompit bientôt son association et vendit même sa petite propriété pour se consacrer sans réserve à l'enseignement ', ce dont on le loua avec emphase comme d'un grand acte de piété. Du reste, il était particulièrement lié avec le patriarche Juda II, qui succéda, vers l'an 230, à Gamaliel III^ fils de Yéhoudah le Saint, et l'on dit qu'il en reçut des secours de nature à assurer sa situation personnelle ^.

i. Baba Heizia^ 84. a.

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