‹ Les PharisiensChapitre 162 sur 258 · f^mrn, ihid. p · texte numérisé non relu

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largement ouverte devant ses pas dès sa jeunesse* Aussi arriva -t-il à un degré d'influence et de puissance auquel aucun de ses prédécesseurs n'avait atteint. Il fut, dans son époque, ce que R. Yehoudah, l'auteur de laMischnah, avait été dans la sienne. Une sorte d'accord tacite lui remit la dictature spirituelle du Judaïsme. A l'exemple du grand Nassi de Judée, on l'assimila à Moïse lui-même ^ L'opinion publique saluait ainsi en lui comme un troisième législateur, appelé à compléter, par la rédaction définitive du Talmud, la trinité légale dont la Mikra (la Bible) et la Mischnah (loi orale) formaient les deux éléments.

Sa réputation dirigeait vers Sura l'attention de tout le monde juif. Les Ecmalotarches se faisaient un devoir d'aller assister, chaque année, à l'ouverture de la Métibta, et les sessions se tenaient avec une grande pompe , au milieu d'un concours immense de population. La mise en scène en était si brillante, que R. Aschi disait naïvement ne pas comprendre comment les païens de cette grande ville pouvaient contempler, deux fois par an, ces belles cérémonies sans être entraînés à se

convertir tous au Judaïsme '.

Le Resch Métibta eut donc, sans réserve, le gouvernement moral delà société juive. R. Aschi en consacra tous les efforts à l'exécution définitive du monument de la tradition. Ce fut le but exclusif de sa vie et l'oc-

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