‹ Les PharisiensChapitre 167 sur 258 · Cabanis, Récoiuiion de la médecine, ch. ii · texte numérisé non relu

Cabanis, Récoiuiion de la médecine, ch. ii

4. Voir surtout les traités KUaim, BuUiniy SchéfriiU, Moéd-Katony Menaçkolhi etc.

sont pas fait illusion eux-mêmes sur les imperfections de leur œuvre. Us l'appellent quelque part c une ») sombre et obscure demeure * , » qualification parfaitement exacte, car c'est certainement la clarté qui manque le plus à cet amas colossal de faits et d'idées. Il est même tel docteur talmudiste qui s'imposait des mortifications en priant Dieu de lui faire oublier ce qu'il avait appris en Babylonie V

De ces aveux, aussi bien que de l'étude historique à laquelle nous nous sommes livrés sur l'origine et la nature de ce vaste recueil, il faut tirer une conclusion qui caractérise l'autorité de l'œuvre et la pensée de ceux qui l'ont accomplie.

Le Talmud n'a jamais pu avoir et n'a jamais eu, aux yeux de ses auteurs ni devant l'opinion publique, le caractère obligatoire d'une loi, encore moins d'une loi révélée. Il est en efiet, bien plus encore par luimême que par ses principes, une protestation au profit de la liberté d'examen contre la doctrine de la foi aveugle.

C'est plus que Taffirmation du droit d'appréciation et de critique en matière religieuse, c'est ce droit luimême en action; c'est la liberté de discussion en pratique vivante ; c'est la raison humaine en mouvement, fouillant, analysant, disséquant et résolvant,

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